‹ Les traditions islamiquesChapitre 481 sur 690 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

1. 'A tâ-A bo u- ’ l-Hasan-Es-Souâiyy rapporte, et, si je ne me trompe, il le tenait de Ibn-'Abbâs, que ces mots du Coran : « O croyants ! il ne vous est pas permis de vous constituer héritiers de vos femmes contre leur gré... » (sourate iv, verset 23) avaient été révélés parce que autrefois quand un homme mourait, ses patrons avaient un privilège sur la femme du défunt ; si l’un d’eux voulait il l’épousait, si tous le voulaient ils l’épousaient, mais s’ils le voulaient ils ne l’épousaient pas. Ils avaient plus de droit que les parents de la femme.

CHAPITRE YI . — 1 FEMME CONTRAINTE A LA FORNICATION n’eST PAS¬ SIBLE d’aucune pénalité. — Et cela en vertu de ces mots du Coran : « Si quelqu’un les y forçait, Dieu leur pardonnerait à cause de la contrainte ; il est indulgent et compatissant (sourate xxiv, verset 33). — Nâji rapporte que Safiyya-ben-Abou-Obaid raconte qu'un esclave appartenant aux esclaves du calife forniqua avec une jeune fille qui appartenait au quint du butin ; il usa de violence et lui enleva sa virginité. * Omar luiinjligea la peine du fouet et l'exila; mais il n’infligea aucune peine à la jeune fille parce qu’elle avait été contrainte. Ez-Zohria dit que ce jugement devait être appliqué quand il s’agissait d'une esclave vierge déflorée par un homme libre ; il devait alors payer la valeur de l'esclave vierge et recevoir des coups de fouet ; mais s’il s’agissait d'une esclave non vierge il n'y avait pas lieu, d'après la décision des Imams, à une indemnité, mais seulement à la peine corporelle.

1. D’après A bou-Horëira, l’Envoyé de Dieu a dit : « Abraham émigra avec Sarah ; il entra avec elle dans une ville où il y avait un prince — ou, suivant une variante, un tyran ; — le prince lui manda de lui envoyer Sarah : il la lui envoya. Le prince s’étant mis en devoir de la caresser, elle se leva, lit ses ablutions, pria et dit : « Grand Dieu, puisque je crois en toi et en ton Envoyé, ne me mets « pas au pouvoir de cet infidèle. » Le prince tomba aussitôt évanoui et se mit à agiter son pied. »

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