UN MALHEUR EST PRES DE FONDRE SUR EUX
1. Omm-Habîba rapporte que Zeïneb, fille de Djahch, a dit : « Le Prophète se réveilla la figure toute rouge en disant : « Il n’y a d’au- « tre divinité que Dieu: malheureux Arabes ! un malheur est près « de fondre sur eux. Le barrage de Yagog et de Magog a été ouvert « aujourd’hui de cette largeur » ; ce disant, Sofyàn, un des râouis, fit le geste de quatre-vingt-dix ou cent (1). — « Allons-nous périr, demanda-t-on, alors qu’il y a parmi nous des gens vertueux ? — Oui, répondit le Prophète, lorsque les iniquités seront devenues trop nombreuses. »
2. Osâma-ben-Zéïd a dit : « Le Prophète dominant un des châteaux de Médine, s’écria : « Voyez-vous ce que je vois ? — Non, « répondirent les fidèles. — Eh bien, reprit-il, je vois les passions « tomber au travers de vos demeures, à la façon dont tombe la « pluie. »