CHAPITRE VIII. — Quand on l’interrogeait sur une chose pour
LAQUELLE IL n’aVAIT PAS REÇU DE REVELATION, LE PROPHETE REPONDAIT :
« Je ne sais pas », OU NE répondait pas jusqu’au moment où il recevait LA RÉVÉLATION. JAMAIS IL NE RÉPONDAIT PAR SON AVIS PERSONNEL
ou par des déductions d’après l’analogie. — II se conformait aux paroles du Coran : «... D’après ce que Dieu Va fait connaître... » (sourate iv, verset 106). — Ibn-Mas* oud a dit que le Prophète, interrogé sur l’âme , garda le silence jusqu à ce qu'il reçut la révélation.
1 . Djâbir-ben- Abdallah a dit : « J’étais malade ; l’Envoyé de Dieu vint à pied me rendre visite en compagnie d’Abou-Bekr. Au moment où ils arrivèrent je venais d’avoir une syncope. L’Envoyé de Dieu fit ses ablutions, versa sur moi l’eau qui lui avait servi et je revins à moi aussitôt. « 0 Envoyé de (1) Dieu, que dois-je faire au sujet de « mes biens ? quelle résolution dois-je prendre à leur sujet? » Le Prophète ne me répondit rien tant qu’il n'eut pas reçu la révélation relative aux succeessions. »