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CHAPITRE XXXII. — De ces mots du Coran : « L intercession de qui

QUE CE SOIT NE SERVIRA DE RIEN, SAUF A CELUI A QUI DlEU LE PERMET¬ TRA. Ils attendront jusqu'au moment où la crainte sera bannie de leurs cœurs. Ils diront alors : Qu est-ce que Dieu a dit ? On leur répondra : La vérité. Il est le Sublime , le Grand » (sourate xxxiv, verset 22). — Dieu n'a n a pas dit : « Ce que le Seigneur a créé » ; mais il a dit : « Qui pourrait intercéder auprès de lui sans y être autorisé par lui ? » — Masrouq dit » d’après Ibn Mas’oud : « Lorsque Dieu fait la révélation, les gens des deux entendent quelque chose. Lorsque leurs cœurs troublés se calment et que le bruit cesse , ils reconnaissent que c'est la Vérité qui vient du Seigneur et ils demandent ce (pie le Seigneur a dit. C'est la Vérité , reprennent-ils. » On

11 ) hes Qoraïchites avaient en cet en- rapport avec les Benou-Hâchim tant

droit fait serment de n’avoir plus aucun qu’ils ne leur auraient pas livré Mahomet.

DE L’UNITÉ DE DIEU

rapporte, d'après Djdbir, (pie ' Abdallah-ben-Onaïs a entendu le Prophète dire : « Dieu ressuscitera les hommes et, d'une voix qui s'entendra aussi bien de loin que de près, les interpellera en ces termes : « Je suis le Souve- « rain, le Rètributeur . »

1 . D’après Abou-Horeïra, le Prophète a dit : « Lorsque Dieu décide quelque chose dans le ciel, les anges agitent leurs ailes en signe d’humilité devant les paroles divines. On entend alors comme un bruit de chaînes sur une pierre dure. La révélation les pénètre, puis lorsque la crainte a été bannie de leur cœur, ils disent: « Qu’estce que Dieu a dit ? » On leur répond : « La vérité. » Il est le Sublime, le Grand. »

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Indication de plusieurs isndds et de la variante J* au lieu de

2. Abou-Horeïra rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Dieu n’écoute rien comme il écoute le Prophète quand il psalmodie le Coran. » — 11 voulait dire par là, fit remarquer un des compagnons de Abou-Horeïra : « Quand il le récitait à haute voix. »

3. A bo i i-Sa ' îd-E l-Khodri rapporte ces paroles du Prophète : « Dieu dira : « O Adam ! — A vos ordres et à votre disposition », répondra celui-ci. Alors on entendra une voix crier : « Dieu t’or- « donne d’envoyer en enfer un groupe de tes descendants. »

4. D’après Oroua , Aïcha a dit: « Je n’ai jamais été aussi jalouse d’une femme que je l’ai été de Khadîdja. Dieu avait en effet ordonné au Prophète de lui annoncer qu’elle aurait une demeure dans le paradis. »

CHAPITRE XXXll I. — Des PAROLES ADRESSÉES PAR LE SEIGNEUR A Garriel. Des appels adressés aux anges par Dieu. — Ma mar dit

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que ces mots du Coran : j signifient : on te fera parvenir

le Coran; tu le recevras et tu le prendras. C'est dans le même sens qu'est

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pris le verbe dans ce verset : u Adam reçut du Seigneur des paroles... » (sourate u, verset 35).

TITRE XCYII

Très-Haut, le Béni, aime un homme ildit à Gabriel: « Dieu aime un « tel, aime-le. » Gabriel aime cet homme, puis il annonce dans le ciel que Dieu aime un tel et que les habitants du ciel doivent l’aimer. Il en est effectivement ainsi et cette affection est mise ensuite dans le cœur des gens de la terre. »

2. Abou-Horëira rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Des anges se succèdent à tour de rôle parmi vous durant la nuit et d’autres anges font de même pendant le jour. Ces anges se réunissent, les uns pendant la prière de T'asr, les autres après la prière de T'asr, les autres pendant la prière de l’aurore. Les anges qui ont passé la nuit parmi vous remontent ensuite vers le Seigneur qui, bien qu’il sache tout mieux que personne, leur demande comment ils ont laissé ses adorateurs. — « Nous les avons trouvés en train de « prier et ils étaient en prières quand nous les avons quittés. »

3. El-Marour rapporte, d’après Abou-Dzarr, que le Prophète a dit : « L'ange Gabriel est venu me trouver et m’a annoncé cette bonne nouvelle que celui qui mourrait sans avoir rien associé à Dieu, entrerait dans le paradis. — Même s’il a volé et s'il a forniqué? demandai-je. — Même s’il a volé et s'il a forniqué », me répondit-il.

GHAPITRE XXXIV. — De ces mots du Coran : « ... Il l’a révélé dans sa science ; les anges en sont témoins... » (sourate iv, verset 164). Modjâhid dit que dans ces mots du Coran: « Les arrêts de Dieu descendent entre eux » (sourate xlv, verset 12), ces mots « entre eux » veulent dire : « Entre le septième ciel et la septième terre » .

1. El-Barâ-ben- Azib rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « O un tel, lorsque tu vas te mettre au lit, dis : « Grand Dieu! je te livre « mon âme, je tourne ma face vers toi ; je m’en remets entièrement « à toi pour tout ce qui me concerne : je m’appuie sur toi par désir « et par crainte, car il n’y a ni asile, ni refuge en dehors de toi ; je « crois au Livre que tu as révélé, au Prophète que tu as envoyé. » Et alors, si tu viens à mourir cette nuit-là, tu mourras en état de grâce; si tu ne meurs pas tu auras acquis une récompense. »

DE L’UNITÉ DE DIEU

2. ' Abdallah-ben- Aboli- Auf a rapporte que, le jour des Confédérés,

I Envoyé de Dieu a dit : « Grand Dieu, toi qui as révélé le Livre, toi qui es prompt à régler les comptes, mets en fuite les Confédérés et fais-les trembler. »

Indication d’un autre isnâd.

3. D’après Saîd-ben-Djobaïr , Ibn-'Abbâs a dit que ces mots du Coran : « Ne prononce la prière ni d’une voix trop élevée, ni d’une voix trop basse » (sourate xvii, verset 110), ont été révélés lorsque l’Envoyé de Dieu se cachait à la Mecque. Quand le Prophète élevait la voix, les infidèles qui l’entendaient injuriaient à la fois le Coran, son Révélateur et celui qui le transmettait. C’est à cause de cela que Dieu révéla ces mots du Coran : « Ne prononce la prière ni d’une voix trop élevée, ni d’une voix trop basse. » En lui disant de ne pas trop élever la voix, c’était pour qu’il ne fût pas entendu des infidèles ; en lui disant de ne pas parler trop bas, c’était pour qu’il fut entendu de ses compagnons. Dieu lui disait : « Choisis un moyen terme qui te permette de te faire entendre sans élever la voix afin que tes compagnons puissent recevoir de toi le Coran. »

CHAPITRE XXXV. — De ces mots du Coran : « ... Ils veulent changer la parole de Dieu » (sourate xlviii, verset 15). — D’après Abou-Dzarr, il s’agissait , dans ces mots : « c’est une parole qui déride » (sourate lxxxvi, verset 3) et d’une chose vraie, non d’une chose vaine.

1 . D’après Abou-Horeïra , le Prophète a dit : « Le fils d’Adam m’insulta en maudissant le destin, car c’est moi qui suis le destin. C’est moi qui dispose de toutes choses. Je fais succéder la nuit au jour. »

2. D’après Abou-Horeïra , le Prophète s’est exprimé ainsi : « Dieu a dit : « Le jeûne est fait à cause de moi et je récompense celui qui « le fait parce que, à cause de moi, il supprime son plaisir, sa nour- « riture et sa boisson. » Le jeûne est une protection. Celui qui

TITRE XCVII

jeûne aura une double joie: celle qu'il éprouve lorsqu’il rompt le jeûne et celle qu’il éprouvera le jour où il rencontrera le Seigneur. Le relent de la bouche de celui qui jeûne est pour Dieu un parfum plus agréable que l'odeur du musc. »

3. Abou-Horeïra rapporte que le Prophète a dit : « Pendant que Job tout nu était en train de se laver, une bande de sauterelles d’or s’abattit sur lui. 11 se mit à en remplir son voile. Alors Dieu l'interpella en ces termes : « 0 Job, ne t’avais-je pas assez enrichi sans ce « que tu vois là ? — Certes oui, Seigneur, répondit Job ; mais je ne « saurais me passer de ta faveur ù). »

4. Abou- AbdaUah-El-Acjharr rapporte, d’après Abou-Horeïra, que l'Envoyé de Dieu a dit : « Chaque nuit le Seigneur Très-Haut et Béni descend vers le ciel de ce monde au moment où il ne reste plus que le dernier tiers de la nuit et dit : « Quiconque m’invoquera, « je l’exaucerai ; quiconque me demandera une chose, je la lui don- « lierai, quiconque me demandera pardon, je lui pardonnerai. »

5. Abou-Horeïra a entendu l’Envoyé de Dieu dire : « Nous, les derniers, nous serons les premiers au jour de la Résurrection. » D’après le même imâd, Dieu aurait dit : « Dépense, je dépenserai pour toi. »

6. Abou-Zora rapporte que Abou-Horeïra a dit : « Cette Kbadidj a (2) t a apporté un vase dans lequel il y avait de la nourriture — ou, suivant une variante, dans lequel il y avait de la boisson — saluela de la part du Seigneur et annonce-lui qu'elle aura une demeure de perles dans le paradis où elle n’éprouvera ni ennui, ni fatigue. »

7. D’après Abou-Horeïra , le Prophète a prononcé ces paroles : « Dieu a dit : « Pour mes adorateurs vertueux j'ai préparé des « choses qu’aucun œil n’a vues, qu’aucune oreille n’a entendues et « qui ne sont jamais venues à l’esprit d’aucun mortel. »

8. Tâous raconte qu’il a entendu Ibn-'Abbâs dire : « Lorsque le Prophète passait la nuit en prières, il disait : « Grand Dieu ! à toi la

t1) Mot à mot : ta bénédiction.

(2) C’est l’ange Gabriel qui parlait ainsi.

DE L’UNITÉ DE DIEU

« louange, tu es la lumière des cieux et de la terre ; à toi la louange, « tu es celui qui dirige les cieux et la terre ; à toi la louange, tu es « le Maître des cieux et de la terre et de tout ce qu'ils contiennent; (( tu es la Vérité ; tes promesses sont la Vérité; ton verbe est la Vé- « rite ; Tenter est une Vérité ; les prophètes sont une Vérité; J’Heure (t (dernière) est une Vérité. Grand Dieu ! je m'abandonne à toi, je « crois en toi. je m'appuie sur toi ; c'est vers toi que je retournerai : « c'est en toi que je discute et que je juge ; pardonne-moi mes « fautes passées, mes fautes futures, celles que j'ai commises en « secret ainsi que celles que j’ai commises en public. Mon Dieu, il « n'y a pas d’autre divinité que toi. »

9. Ez-Zohri rapporte qu'il a entendu Oroua-ben-Ez-Zobaïr, Sa'id-ben-El-Mosayyab, 'Alqama-ben-Ouaqqàs et Obaïd-Allab-ben- ' Abdallah raconter le liadits de Aïcha, femme du Prophète, lorsque les calomniateurs formulèrent leur accusation et que Dieu l’innocenta de cette calomnie ; mais que chacun d'eux ne lui avait raconté qu'une partie du récit fait par Aïcha qui aurait ajouté : « Par Dieu, je ne pouvais supposer que Dieu proclamerait mon innocence par mi verset révélé qui serait récité plus tard, car, dans ma pensée, j'étais une personne trop humble pour que Dieu prononçât en ma faveur une décision qui serait récitée plus tard. J’espérais seulement que T’Envoyé de Dieu verrait pendant son sommeil un songe dans lequel Dieu proclamerait mon innocence. Or Dieu révéla les dix versets qui commencent à ces mots : « Ceux qui ont avancé un mensonge... » (sourate xxiv, verset 2).

10. Abou-Horeïra rapporte les mots suivants de l'Envoyé de Dieu: « Quand un de mes adorateurs voudra commettre une mauvaise action. Dieu dira : « Ne l’inscrivez pas à son actif tant qu’il ne « l’aura pas accomplie ; s'il l’accomplit, inscrivez-la telle quelle ; « s’il renonce à l'accomplir à cause de moi, inscrivez à son actif une « bonne action. Quand un homme voudra faire une bonne action, « s’il ne l’accomplit pas, inscrivez à son actif une bonne action ; s’il « l'accomplit, inscrivez à son actif de dix à sept cents bonnes actions. »

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1 1. Abou Horeïra rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Dieu accomplit l’œuvre de la création ; lorsqu’elle fut terminée la parenté se dressa. « Tout doux, lui dit Dieu. — Voici le moment, ré- « pondit-elle, de te demander de nous préserver de la séparation. — « Serais-tu satisfaite que j'aime ceux qui t’aiment et que je m’éloigne « des autres? — Oui, Seigneur, répondit-elle. — Tu auras ce que « tu demandes », répondit Dieu. Abou-Horeïra ajouta ensuite ces mots du Coran : « Voudriez-vous, en retournant à vos erreurs, commettre des désordres dans le pays et violer les liens du sang? » (sourate xlvii, verset 24).

12. Obaïd- Allah rapporte que Zeïd-ben-Khâlid a dit: « Le Prophète ayant réussi à faire tomber la pluie, s’exprima ainsi : « Dieu a « dit : 11 y aura demain, parmi mes adorateurs, des gens qui ne croi- « ront pas en moi et d’autres qui y croiront. »

13. Abou-Horeïra rapporte que l’Envoyé de Dieu a prononcé ces mots : « Dieu a dit : « Lorsqu’un de mes adorateurs désirera me ren- « contrer, j’aimerai aie rencontrer; mais s’il éprouve de la répul- « sion à me rencontrer, j’en éprouverai également à le rencontrer

« lui-même. »

14. D’après Abou-Horeïra, l’Envoyé de Dieu a prononcé ces mots : « Dieu a dit: « Je serai pour mes serviteurs ce qu’ils croiront que « dois être pour eux. »

15. Abou-Horeïra rapporte que l’Envoyé de Dieu a dit : « Un homme, qui n’avait jamais fait le moindre bien, dit aux siens : « Lorsque je mourrai, brûlez mon corps et répandez mes cendres, « moitié sur la terre, moitié dans la mer. » — Par Dieu, ajouta le Prophète, si Dieu avait voulu, il aurait pu lui infliger le châtiment le plus terrible qu’il ait jamais infligé à un homme dans tout T univers. Dieu donna ordre à la mer de réunir les éléments qu’elle avait reçus et enjoignit à la terre d’en faire autant pour ce qu’elle avait reçu, puis il dit à l’homme : « Pourquoi as-tu agi ainsi? — A cause de la « crainte que j’avais de toi, répondit-il; tu le sais mieux que perce sonne. » Dieu lui pardonna. »

DE L’UNITE DE DIEU

16. A bderrahman-ben-A bou- A mr rapporte que Abou-Horeïra a entendu le Prophète dire : « Un homme, ayant commis une faute

— ou, suivant une variante, ayant fait un péché — s’écria : « Sei- « gneur, j’ai fait un péché — ou, suivant une variante : j’ai com- « mis une faute, pardonne-moi. — Puisque, répondit le Seigneur,

« cet homme sait qu'il a un maître qui pardonne les fautes et « qui les punit, je lui pardonne. » Après être resté le temps que Dieu voulut, cet homme commit une nouvelle faute — ou, suivant une variante, fit un nouveau péché. « Seigneur, s’écria-t-il ; j’ai

« commis une nouvelle faute, pardonne-la-moi. — Puisque, répon-

« dit le Seigneur, cet homme sait qu'il a un maître qui pardonne « les fautes et qui les punit, je lui pardonne. » Après être resté le temps que Dieu voulut, cet homme commit une nouvelle faute — ou, suivant une variante lit un nouveau péché. « Seigneur, s’écria- « t-il, j'ai commis une nouvelle faute, pardonne-la-moi. — Puisque, « répondit le Seigneur, cet homme sait qu'il a un maître qui par- « donne les fautes et qui les punit, je lui pardonne pour la troisième « fois. Qu'il fasse ce qu'il voudra. »

17. ' Oqba-ben- Abd-El-Gliâfir rapporte, d’après Ahou-Sa'îd, que le Prophète a fait le récit suivant : « Un homme d’entre les anciens,

— ou, suivant une variante, de ceux qui vous ont précédés — avait reçu de Dieu fortune et enfants. Lorsqu'il fut à l'article de la mort, il dit à ses fils : « Quel père ai-je été pour vous? — Le meilleur « des pères », répondirent-ils. — Or, ajouta le Prophète, il n’avait fait aucune bonne œuvre pour Dieu, et si Dieu avait voulu, il l’aurait châtié. — « Quand je mourrai, reprit l’homme, brûlez mon corps « jusqu’à ce qu’il soit carbonisé et alors pilez-le, puis, lorsque le « vent soufflera en tempête, répandez cette poussière. » Après, dit le Prophète, avoir donné leur promesse formelle, au nom du Seigneur, ils firent ce qu’ils avaient promis et dispersèrent ses cendres par un jour de tempête. « Sois ! » dit alors Dieu, et aussitôt l’homme apparut debout et reconstitué. « O mon adorateur, dit alors Dieu, « qu'est-ce qui t'a poussé à agir comme tu l'as fait ? — La crainte

EL-BOK.HÀH1 .

titre xgvii

« que j’avais de toi, répondit-il, — ou, suivant une variante, la terreur « que tu m’inspirais. » Dieu l’accueillit en lui faisant miséricorde — ou, suivant une variante, il ne l’accueillit qu'avec sa miséricorde. »

Indication de légères variantes dans le texte et dans les isncids.

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