‹ Les traditions relatives au fils de la ViergeChapitre 11 sur 20 · Plulfirque, De Iside et Osiride · texte numérisé non relu

Plulfirque, De Iside et Osiride

5. M. Fr. Cha bas, ^(uc^es sur l'antiquité historique, chap. ii , p. 47. Paris 1873. L'auteur traite de conte ce que dit Plutarque relativement au sujet qui nous occupe. Mais cette façon de voir, à Pappui de laquelle aucune preuve ne nous est fournie, suffit-elle à infirmer le dire de Péciivain grec, qui paratt avoir été assez bien renseigné en ce qui concerne les doctrines égyplieimes, au moins, de la basse époque?

I TRADITIONS RBI-ATIVES AU PILB DB LA VIKHGB

d'allleurî, I.t défaveur dont le fer se Irouvait ainsi l'objet, étaitella renforcée p:ir le souvenir de l'époque récente ô laquelleon avait commencé à en Taire usage. Au sein de civillsa'ians fortement empreintes d'esprit hiératique, tout ce qui est nouveau passe n;ilurclleraent pour profane. Cette maniera de voir semblemSme avoir parfois ■'té celle des auteurs de quelques-unes de nos cériîmonies (t).

Ce qu'il y a de plus étrange, peut-être, ce sont les ressemblance» qu'offre la légende oslrieime avec celles de plusieurs populations du nouveau monde, avec celks spécialement que M. Angrand a désignées du nom de Toltèijues occidentales (2). Le récit Quiclié, par esemple, nous raprésenie les deux héros légendaires Hunliun-Alipu et Vukub-Hunalipu mandés à Xibalba, la ville de leurs ennemis où ils sont mis à mcrti tout comme Bitaou, après que, métamorphosé en l;iureau, il s'est rendu à la cour de Pharaon, ou OsiriSj alors qu'au retour de ses voyages, il consent à se laisser enfermer dans le coffre que lui présente Typhon (3).

La t6!e coupée de Hunhiin-Ahpu est placée au milieu d'an calel)assier, et la fille de l'un des princes Xibalbaïdes se trouve enceinte pour avoir reçu dans la main un peu de salive qu'y avait jetée la tête de mort. N'est-ce pas tout à fait l'hisloire de la Tavorile de Pharaon qui conçoit pour avoir avalé un copeau détaché du Perse? dans lequel Bitaou s'était incarné. Cilona aussi la fable du bcnuf Apis, qui n'est qu'une forme d'Osirls, et qui a pour mère une génisae vierge, liico.idéo par le souffle de Plilah [Ij. Les Mexicains, peuple apparenté aux Guatémaliens, sinon par le sang et l'idiome, du moins par leur système de civilisation, nous parlent également de la jeune prëlr>>sse qui conçut Huitzilopochlll, le dieu de la guerre, parce qu'elle avait caché dans son sein uue touffe de plumes brillantes qui voltigeait dans les airs. Ces conceplions miraculeuses ne laissent point que d'avoir de graves conséquences pour les mères. La favorite de Pharaon est mise à mort par celui qui était à la

{. Fragments de symbolique hébraïque, § 3, p. i82 du t. XTI do la Revue de linguistique et de philologie comparées.

1. Cil. L. Angrand, Lettre à X. Baly, p. 44 el 4!!. (Exirnit du 24vol. de la Revue générale de l'arehileclttre et des travaux publics.)

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