‹ Les traditions relatives au fils de la ViergeChapitre 16 sur 20 · Isaïe, chap. vu, vers · texte numérisé non relu

Isaïe, chap. vu, vers

2. Kœppen, Die Religion desBuddhay t. J, p. 76 et77. Berlin, 1857. — A. Gsoma, Asiatic Researches, xx, 299, — Georgi, Alphahetum Tibetanum, 32.

prophète comme devant donner naissance au sauveur futur. Lies livres sacrés de la Perse parlent des 99,999 Fravashis ou génies protecteurs chargés de la garder. D'autres Fravashis, mais en nombre égal, ont pour mission de veiller sur le corps deKereçâçpa. Signalons ici la valeur évidemment symbolique attribu(^e au chiffre 9 et à ses multiples (i).

Les Guèbres ou Gaures, les modernes partisans du zoroastrisme ont encore enchéri sur cette donnée de leurs livres saints. Voici ce que Tavernier nous raconte à leur sujet (2) : « Ds donnent trois enfants à leur prophète, Ébrahim (Zera- « teucht ou Zoroastre), mais qui ne sont pas encore de ce « monde, quoique leurs noms leur aient d'jà été donnés. Ils « disent que ce prophète Éhrahim passant une rivière miracu- « leusement, sans bateau, trois gouttes de sa semence tombèrent « dans Teau, et qu'elles sont là conservées jusques sur la fin « du monde. Que Dieu enverra une fille fort chérie de lui sur « celte même eau , et que par la réception de la première « goutte de cette semence, elle deviendra grosse du premier « enfant, qu'ils nomment par avance Oushider. Il fera son ence Irée dans le monde avec grande autorité, fera recevoir la loi « que son père Ebrahim avait apportée, et, prêchant avec élo- « quence, la confirmera par plusieurs miracles. Le second qui « s'appellera Oushiderma, sera conçu de la même façon. Il €c secondera les desseins de son frère, et. l'assistant dans le mi- « nlstère de la prédication pour aller prêcher par tout le monde, « fera arrêter le soleil pendant l'espace de dix jours pour obli- « ger le peuple, par ce miracle, à croire ce qu'il annoncera. Le « troisième sera conçu de la môme mère comme les deux autres « et s'appellera Senoîet-Hotius. Il viendra au monde avec plus « d'autorité que les deux autres frères, pour achever deré- « duire tous les peuples à la religion de leur prophète, ensuite « de quoi se fera la résurrection universelle, etc., etc. »

Toutes ces fables nous révèlent chez les Persans une imagination aussi féconde que celb des Indous. En tout cas, elles ne semblent pas fort anciennes et on y rencontre d'incontestables réminiscences des traditions musulmanes, juives et chrétiennes. Le savant Hyde (3) croyait pouvoir retrouver dans les trois fils

1. Abbé de Harlez, Des Origines duzoroastrisme, p. i75 du Journal asiatique (février-avril, 1889).

2. Tavernier, Voyages, etc. t. II, liv, IV, chap. vni, p» ôo et 96. Rouen, 1724.

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