Hyde, Religio Veterum Persarum, c, xxx
de Zoroaslre, la personniflcalion des trois étals du Messie: sa naiivilé ijul avait d^jà étû annoncée au naondo par divers moyens, HOtt ministère sur la terre accompagné de la prédicalion évangéUque et confirmé par divers miracles, et enfin son dernier avènement, alors qu'il viendra jugor lo monde, et à la suite duquel les saiuLs chanteront ses louanges pendant l'éternltii. Ajoutons qiio le miracle d'Ousliidarina arrêtant le soleil, rappelle beaucoup celai de Josué, que le nom d'Ébrahim donaé par les Gaures k Zoroastre n'es', que la traduction arabe de celui d'Abraham, et nous pouvons juger à quel point Vollaire se Irouvail dansl'urreur lorsqu'il prétendait se l'aire un argument contre nos livres saints de co Tait que )a loi de Zoroastre est parCDis désignée du Litre iQ Kisk-Ibrakini ou Millatrlbrakim^i). Ce sont évidemment des désiguailons modernes. Nous ne saurions attacher une grande importance au témoignage de l'écrivain aralieAbul-pharuje, d'après lequel Zorodasih ou Zerdusht, le fondateur delà secte des Mages et dont la prédicittion débuta dans la province d'Aderbaïdjan, aurait prophétisé qu'au temps où une vierge enfanterait, une étoile apparaîtrait en plein jour. Sur celte élolle, devait paraître l'image d'une vierge. « Vous n donc, d mes enl'anls, aussitôt que vous apercevrez cette Il éloile, prenez-la pour guide, allez vous-mêmes à l'endroit où " l'enCant estnf, adorez-le, offrez lui vos dons, car il est cette « parole qui a établi les cieux (2J. « Tout ceci est évidemment inspiré pur le récit évangélique. Il en est de même de la prophétie de Giamaap, le sixième des grands docteurs de l'Iran et le conseiller du fabuleux Djemschid, lequel, dans son livre intitula JudicUi Gwanaspiî, aurait prâdit la venue de Jésus, la naissance do Mahomet, la ruine de la religion des Mages (3).
La légende, rapportée par divers historiens, d'un autel élevé par les druides, à la place même où se trouve aujourd'hui la ville de Chartres, à la vierge i|ui doit enfanter, avec celle inscrip'.ion: Virgini parUarm BruUles, ac parult reposer sur aucun fondement sérieus {4). Une tradUIon locale veut même que ce vieux sanctuaire gaulois ait été érigé à l'endroit où nous Lrou-
1. Vollaire, Jntrod. à fessai sur les mœurs, art. Abraham. — Al>bé Guénée, Lettres de quelques Juifs, t. Il [Petit commentaire; p. 109, Pari*. (817).