‹ Les traditions relatives au fils de la ViergeChapitre 18 sur 20 · Hy e, Belig. Vcter. Persarum, t. XXXL, p · texte numérisé non relu

Hy e, Belig. Vcter. Persarum, t. XXXL, p

4. Du jen, Histoire de Chartres , 1. 1, p. 8. — A bbé Fret, Antiquités et elironiques percheroanes, t. l,p, 36. JQortagne, 183S.

vons les chapelles de la cathédrale, du côté du nord. C*est en souvenir de cette circonstance qu'on lit Tinscription suivante sculptée en lettres gothiques sur le frontispice delà principale porte bâtie sur l'emplacement de la grotte druidique : Virgini pariturœ.

Quoi qu'il en soit, l'autel gaulois aurait été, dit-on, surmonté d'une statue delà vierge représentée les yeux fermés, comme n'étant point encore née et tenant dans ses bras un enfant, les yeux ouverts, parce qu'en sa qualité de Dieu, il était déjà né ou plutôt éternel. Tout ceci ne paraît pas plus fondé que les légendes irlandaises racontant la mort du Christ, annoncée par un druide à l'instant même où le déicide venait de s'accomplir (1). Les prêtres de la Gaule ne se fussent pas, sans doute, imaginé de rédiger une inscription en latin. Vraisemblablement, la légende du pays chartrain tire son origine du souvenir altéré de quelque ancien autel gallo-romain, élevé en l'honneur de la mère âe Dieu, et bien que de nombreux vestiges d'influence orienlAe se paraissent retrouver dans la religion et surtout la symbolique de nos ancêtres, rien ne permet de supposer que la prophétie d'Isaïe ait été populaire dans nos régions, avant le temps de César. N'oublions pas, en ejQet, que la Gaule fut un des pays où les Juifs dispersés ne s'établirent que fort tard. 11 n'y en avait, pour ainsi dire, pas encore, au iv*' siècle de notre ère.

En revanche, la présence de plusieurs traditions relatives à des naissances virginales a été constatée dans la littérature irlandaise du moyen âge, mais rien ne dit, malgré leur physionomie originale, qu'elles n'aient point une source chrétienne. En voici une, tirée d'un manuscrit hibernien du xiv® siècle, rédigé en vers, lequel était intitulé le Leber Brke. Nous en donnons la traduction vers par vers (2) :

1. Créd, la bonne femme, ûlle deRonân, roi de Leister, avec son église aimable et pure, fut mère de Boêthin, fils de Findach.

2. (( Findach, le pillard, qui avait l'intention de voler l'église, c< se trouva un certain jour dans l'aubépine au-dessus de la a source.

i. Abbé Domenech, Voyage 'pittoresque en Irlande^ chap. iv, p. i73. Paris, 1865.

2. Créais Fregnancy^ par M. W. Stokes, p. 109 du t. II de la Revue celtique:

3ï TRADITIONS RKLATIVES AU FILS DE LA TIEROE

3. « Quand Créd à l'œil fort, la &Ue de Ronan, vint ylaver ses

4. « Lorsque le hardi pillard regarda la jolie fllle de Hfr-- '< nan,

5. « Aliquid seminis ejus tomba sur une brindille amërd de cresson.

6. o La jeune Qlle mangea la brindille de cresson en ques- " tion ;

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