Et de là, noUo combat, naquit l'immortel Boëthin
Fiodach Stait, dit-on, originaire de InùBai^fAmi, dans le Lefster oci:idental. On reinaniuera la ressemblance du rôle à lui a!;signé, avec celui que lit légende persane Cuit jouer à ZoroaEtre. Mais, peut-être, n'y a-t-i! id qu'une coïncidence purement fortuile. Une histoire analogue avait cours dans l'Inde, dès une époque sans doute assez ;mcienne [i).
Un autre conle irlandais parle d'une jeune fille devenue enc*iiile piiur avoir avalé une étoile'; mais nous n'avons pu obtenir de renseignements àue propos. Nous avons déjà dit un mot des métamorpiioses de Gvyddan, à propos de celles de l'É^'yptien Bitaou, mais nous n'avons point à noua étendre ici sur ce sujet.
Aux traditions des peuples tarfarea-ourallens, déjà cilées par nous dans un précédent travail, nous pouvons joindre les suivantes (2) ;
D'après l'hiatorlen chinois Ma-touan-lin, le roi des So-li ou barbares du nord, s'étant absenlé pour un voyage, trouva au retour, sa aervanta enceinte, (une de ses concubines). Il voulut la tuer. Celle-ci dit u J'ai aperçu dans le ciel, une vapeur de la u grosseur d'uQ œuf; elle est descendue en moi,et c'est ainsi qufl i- j'ai conçu, » Le roi l'ayant fait enfermer, ellaenfaola ungaiv çon. Le roi le fuit porter dans une étable à porcs. Ces animaux réchauffent le nouveau-né de leur haleine. On le renferme alori dans une écurie, elles chevaux se nii^ttent àlerécbaulTei' àleur tour. Le prince, persuadé de la véraL-ité de sa servante, lui rendit son enfant afin qu'elle l'élevàt. On donne au jeune homme
I. De Gubernatis, Mj/thologia, t. S, p. 331, etMahabkârata, trad. de M. H. Fauche; t. 1"; p. 234.
S. Ethnographie des peuples Étrangers à la Chine, par Ma-louanlln, trad. de M. le marquii d'Hervey-Saiot-DecyBj t, I, p. 41 et suiy. Genève, 1876.
]d nom de Tong-Ming (clarté de l'Orient) , et il devint un fort habile ar« her. Le roi qui le redoutait, voulut le faire mourir. Alors, Tong-Ming s'enfuit vers le sud, et parvint aux bords du fleuve Yen hou (le Toumen ou Soungari supérieur). De son arc, Tong Ming frappa Teau.
Aussitôt, les tortues et poissons se réunissent en masse compacte, et, de leur dos, forment une sorte de pont sur lequel le fugitif passe le fleuve à pied sec.
Étant ensuite parvenu dans une région située à iOOO lis au Xiord de Hiouento.u, il fonda la nation et le royaume des Fou-yi;. Ce^ dernierjs étaient bornés au midi par le ^ao-Kiu-li (partie de la Corée actuelle), au septentrion par le Girin ou le Toumen- Oulu qui les séparait de So-li»
Cette légende rappelle à la fols celles du fondateur de la monarchie mantsclioue et du dieu mexicain Huitzilopochtli. Quant au trait de Tong-Ming passant le fleuve à sec, il nous fait songer au miracle de Moïse lorsde la traversée de la mer R ouge. ( 1 ) On pourrait lui trouver, également, une affinité, quoique lointaine, il est vrai, avec la partie de la légende Ojjibeway relative à la lutte de Ménaboju, le Noë de ces peuples, contre la reine des Tortues (2). Il est à noter que chez ces Peaux-Rouges le rôle assigné à la tortue est essentiellement néfaste, tandis que les Tartares en font un être ser viable et bienfaisint. En tous cas, la présence de réminiscences bibliques, si loin dans l'exfrêma Orient, nous explique qu'un savant missionnaire ait pu en retrouver plusieurs, notamment l'histoire de Mcase, celle d'Abraham jusque chez les Indiens de race Athabaskane, qui occupent le nord-ouest de la Nouvelle-Bretagne (3).
Le récit coréen, tel que nous l'a transmis le même historiographe, semble simplement une version un peu allongée du précédent (4). Les anciens rois de Kao-Kin-Hy nous dit-il, tiraient leur origine de ceux des Fou-yu.
Un roi dé ce pays ayant eu en sa possession, une fille du fleuve Ho (peut-être le fleuve Jaune des Chinois), la tenait ren-