‹ Les traditions relatives au fils de la ViergeChapitre 2 sur 20 · Records of t?ie Past ; t. il, p. 137 et suiv · texte numérisé non relu

Records of t?ie Past ; t. il, p. 137 et suiv

2 thaditions relatives au pils de la vierge M, Maspero s'est enfla décidé & en donner & son tour une

nouvelle traduction â peu prés exacte comme 11 le dit modestement, c'est-à-dire, sans doute, plus exacte et surtout plus complète que celles de ses prédiîcesseurB{l)- C'est cette iraductioii que nous reproduisons, en ayant soin toutefois d'élaguer les noies qui, n'olTraot qu'un intérêt philologique, ne sauraient nalti nullement trouver place ici :

i. « liy avail une fois deux frères d'une seule mère et d'un » seul père : Anouptu était le nom du grand (de l'aîué) ; Bilaoït a était le nom du petit (du cadet). Anoupou, lui, avait une mjii-

■ son, une femme, et son petit frère était avec lui, engulse de •I aerviteur. C'était lui qui fabriquiiit les vêtements et allait « derrière les bestiaux aux champs, lui qui faisait le latiourage, « qui buttait, qui exécutait tous les travaux des champs. C'é-

■ tait un ouvrier excellent. II n'avait point son pareil sur la terre entière. Voilà ce qu'il faisait.

2. B El beaucoup de jouis après cela, le petit frère était derriôta n ses bœufs, suivant sa coutume de chaque jour. 11 revenatt & « la maison, chaque soir, chargé de toutes les herbes des

■ champs, et voici ce qu'il faisait, sitôt après son retour:îl dé- * posait sou fardeau devant son grand frère, s'asseyait avec la

■ femme, il mangeait, il buvait, il entrait dans son éiable avec

■ Bca bœufs.

3" n Kt quand la terre s'éclairait, et qu'un second Jour était, après H que les pains étaient cuiis. il les mettait devant son grand << frère. Il emportait des pains pour les champs. 11 poussall ses n bœufs pour les faire manger dans les champs. Tandis qu'il n allait derrière ses bieufs, ceux-ci lui disaient ; l'herbe est s bonne en tel endroit. Lui écoutait tout ce qu'ils disaient. Il les menait au bqn pâturage qu'ils souhaitaient. Aussi les B bœufs qui ôl^iéni avec lui devenaient beaux, beaucoup, n Ils multipliaient. leurs naissances, beaucoup, beaucoup.

B 4. Et quanS c'e fut la saison du labourage, son grand frère lui .(I dit: 11 Prépare-nous l'attelage pour labourer, car la terre est H sortie de l'eau {2J, elle est bonne à labourer. Aussi, va- t'en aux n champs auec les semences, car nous nous mettrons à labourer a demain malin. » Ainsi dit-il,

5. n Le petit frère fit toutdsles choses que son grand frère lui u avait dites.

6. « Quand la terre s'éclaira et qu'un second jour futj ils allèrent * aux champs. Ils se mirent à labourer, et kur cœur fut joyeux « beaucoup, bealicoup, de leur tra\pail, et ils n'abandonnèrent « pas l'ouvrage. »

7. « Et beaucoup de jours après cela^ ils étaient aux champs et ff ils labouraient.

8. « Le grand frère dépêcha son petit frère, disant : « Cours, « apporte-nous les semences du village. » Le petit frère trouva « la femme de son grand frère qu'on coiffait.

9. « Il lui dit : « Debout, donne-moi des semences, que je « coure aux champs, car mon grand frère , en m'envoyant, a « dit : Point de retard. »

40. « Elle lui dit: «Va, ouvre le coffre, prends ce qui te plaira, « de peur que ma coiffure ne tombe en chemin. »

41. « Le jeune homme entra dans Tétable, prit une grande « jarre, car son intention était d'emporter beaucoup de grains, « la chargea de blé et sortit sous le faix.

12. « Elle lui dit : « Qu'est-ce que les denrées qui sont sur ton « épaule? « Il lui dit : « Orge, trois mesures ; froment, deux me- « sures; total, cinq; voilà ce qui est sur mon épaule. » Ainsi « lui dit-il.

13. <c Elle de dire : « C'est vraiment une grande force qui est « en toi ; car je vois ta vigueur, chaque jour, » Et son cœur le « désira. »

14. « Elle se leva, elle le saisit, elle dit: « Viens! reposons en « semble une heure durant! Situ m'accordes cela, certes je te « ferai de beaux vêtements. »

45. « Le jeune homme devint comme une panthère du midi « en fureur, à cause des vilaines paroles qu'elle lui disait, etelle « eut peur beaucoup, beaucoup.

16. « Il lui parla, disant : « Mais certes, tuespour moi comme « une mèrel Mais ton mari est pour moi comme un père! Mais « lui qui est plus grand que moi, c'est lui qui me fait subsister I « Ahl cette grande horreur que tu m'as dite, ne me la dis pas « de nouveau, et moi, je ne la dirai à personne, je ne la divultf gueraiàaucun homme.» 11 chargea sonfardeau.il s'en alla aux « champs.

17. « Quand il fut arrivé auprès de son grand frère, ils se mi- « rent à s'acquitter de leurs travaux.

18. « Et sur le moment du soir, comme le grand frère retource naît à sa maison, et que le frère cadet était derrière ses bœufs « avec sa charge do toutes les choses des champs, et qu'il pous-

LATIVES AU FILS DK LA VIERGB

[( sait les bestiaux devant lui, pour Iëb mener coucher & leurs n étables, dans le villape, alors la femme du grand Irèra eut « peur des paroles qu'elle avait diles.

19. " Elle prit de la graisse sale et noire, et devînt coKime « quia été frappé d'un inalfaiteur,atlndediru àsonniîiri; «c'est " ton petit frère qui m'a fail violence ".quand son mari revien- (■ drait au soir, suivant son habitude de chaque jour. En arrivanl à la maison, il trouva sa femme couchëe et dolente « comme d'une violence; elle ne lui versa point d'eau sur lea " mains, suivant son habitude de chaque jour. Elle re fil pas " ia lumière devant lui; le logis était dans les ténèbres et elle « (touchée toute salie. Son mari lui dit: ■'Qui donc a parlé avec i< tolî" Voilà qu'elle lui dit : o II n'y a personne qui ait parlé " avec moi, exceplétonpetit frère. Lorsqu'il vint prendre pourtoi i< les semences, me trouvant ussisetouteseule.ilmedit : Viens, a toi, que nous reposions ensemble, une heure durant; orne Il ta chevelure. Il me parla amsi; moi, je ne l'écoutai point! n Mais moi, ne suis-je pas la mère? et ton grand frère n'est-ii pas pour toi, comme un pèreî Ainsi lui-dis-je. Il eut peur, 11 « me battit pour que je ne te fisse point de rapport. Mais, ai ta S permets qu'il vive, je suis morte; car, vols, qu!ind il viendra,

le soir, coMuiieJo me suis plainte de ses vilaines piiroles, ce

qu'il fera est évident. »

20. n Le grand frère devint comme une paulhère du midi; ■ tl donna du fil à son couteau ; il le mit d;ins su main.

21. c L'alnése tint caché derrière la porte de sonétable, afin « de tuer son petit frère lorsqu'il viendrait an soir pour fuire (t entrer ses animaux dans l'étable. Et quand le soleil se cuu- ■1 clia, et que le petit frère, cliargé an toutes les herbes de « champs, selon son habitude de chaque jour, arriva, la vache n qui marchait en tète, à l'entrée de l'étable, dit à son gardiea: Il Attention, ton grand frère se lient devant toi, avec son cou- <i teau, pour te tuer ; sauve-loi devant luil

i% H Quand il entendit ce que disait la vache qui marchait en i< tête, la seconde lui ayant parlé de même, il regarda par des- B sous la porte de l'étable; il aperçut les pieds de son frère qui H se tenait derrière la porte, son couteau à la main ; il posa soQ <[ fardeau à terre, 11 se mit à courir à toutes jambes, et son t grand frère partit derrière lui avec le couteau.

23. M Le petit frère cria vers Phrà-Harmakhouli, (!) disant :

1. IJU, n Le boIbII Horus dans les deux horizoos » idest à son le-

« Mon bon maître, c'est toi qui distingues le faux du vrai I » « Et Phrâi entendit toutes ses plaintes ; Phrâ fit paraître une « eau immense entre lui et son grand frère, et elle était pleine « de crocodiles; l'un d'eux se trouva d'un côt(^, l'autre de l'au- « tre. Le grand frère étendit par deux fois la main contre « son cadet,: mais ne le tua pas. Voilà ce qu'il fit.

24; « Son petit frère l'appela de la rive disant : « Reste là jus- « qu'à l'aube. Quand le disque solaire se lèvera, je plaiderai « avec toi, devant lui, et je rétablirai la vérité, car je ne serai « plus avec toi, jamais; je ne serai plus dans les lieux où tu « seras ; j'irai au val du cèdre fi). »

25. « Quand la terre s'éclaira et qu'un second jour fut, Phrâ- « Harmakhouti s'étant levé, chacun d'eux aperçût l'autre.

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