‹ Les traditions relatives au fils de la ViergeChapitre 9 sur 20 · Arnobe, Contra g entes, lib · texte numérisé non relu

Arnobe, Contra g entes, lib

2. M. Fr. Lenormant^ Les Origines de l'histoire^ etc., p. S66 ; appendice. Paris 1880.

3. M. Fr, Lenormant, Les Origines de V histoire, chsi]), iv , p. i67, Jbid., appendice, p. 525. — Le Fils de la Vierge, p. 17. (Extrait des MéÎTmres de la Société havraise, année 1879.)

16 THADITIONS RELATIVES AU FILS DE LA VIEIiGS

de Kousuh- Au sein da religions fi?^j^ érudits.'eYie ne daté*"" le cuUe des forces cosiniques, il est DâTDrerjjt postérieure ail' gissent, diU'èrant d'opinioa sur la primaut» nsparnlt le plus ou l'autre diïs deux eexes. ■.idenieol;

Le mythe grec, d'origine très probnblement, ou piuro't tlu» certainement orieiilale, et d'uprèa lequel Jupiter, a^iàa avoir vaincu son p^re Kronos, l'aurait mutili5, renfermerait-il une allusion plus ou moins obsuiire au triomphe des religions et races helliniques sur celks des Pelages, doiitcert^iins se pliiisent à faire des enfiints de Cliaiu et, par suite, peut-être, des Kouschltes?

Quoi qu'il en soit, ce roman des deux frftres dans lequel oa a voulu chercher ua argument contre la véracité de nos livres saints, nous semble, au contraire, rouniir de leur autbenticitë la preuve la plus éclatante, preuve que. pour une niison fiicile àcomprendre, ne pouvaient donner ni les monumenlspurement historiques ni les inscriptions des temples. Passons m^iintenant à ce que nous pourrions appeler lu partie purement égyptienne de notre conte.

Que les deux frères dont ou nous parle ne soient autrn chwe que des diviniiéa, cela ressort de tout le récit. S^ns doiiic, ils mènent la vie de riches lei'miers des rives du Nil; mais la mythologie grecque ne nous montre-l-elle pas Apollon gardant '^ï troupeaux d'Admèle, Vulcain a'occuimnt à ses travaux de forge? De même, dans les traditions jndoues, Krishna encore adolescent est représenté comme le plus beau et le plus aimable des liergers. D'ailleurs, le scribe n'a point prétendu cacbei la haute situation de^ héros de son récit, puisqu'il désigne le grand du mim d'Anoiipou, c'eat-à-dire Anubis, Il est néanmoins éirange qu'ici on nous le donne comme l'ainé de Bitaou qui, nous Talions voir tout à l'heure, nVst auire chose qn'Osiris. D'ordinaire, Anubis est considéra plutôl comme le lils de ce dernier dieu, et né de son adultère avec Nephihys, l'épousH de Typhon. M.iis nous verrons bien que ce n'est pas la seule liberté que prenne notre auteur avec les croyances de son pays.

L'identité de Bitaou avec Osiris ne saurait, à notre avis, faire l'objet du moindre doute. Mais pour la faire ressortir d'une f.içun indiscutable, étudions plus en délait le caractère propre du grsnd dieu égypiien.

On sait que dans la mythologie chaldéenne ou plutôt sémitique, essentiellement dualiste dans son principe et qui servît

TBÀDIl'lONS RELATIVES AD FILS DE LA VIERGE 17

possible semblable à la Iemi.'apyti,agoriclennB, on regardait le tolre de toutes les tr'roçyne; les deux éléments placés dans l'hétessantles croyi.éur, bienfaisant, lumineux, masculin et tendant que nous , talent l'air et le feu. L'on attril^t à l'ii amis pli ère opposé, c'ihsidéré comme malfaisant, femell^^bscur st tendant en bas, lËlêment de l'eau et uelui de la terre (!)■ Les constellations elles-mSmes se divisaient eo mils et femelles (2). Le taureau spécinlemeiit passait pour féminin, et le bélier pour masculin. Mais ces malbeureuï élémenls, euï-mémas, n'avalent point tous, si noua osons nous servir de c«tie expression, une valeur absolue. Si la feu et la terre restaient, la premier constamment maie, le second toujours femelle, il en (îtait un peu autrenientde l'air et de l'eau (3). Apparlenantau monde supérieur, l'air était la femelle du feu ; et du son côté l'eau était considérée comme l'époux de la terre, puisqu'elle la rend féconde. Par une extension des mêmes procédas de symbolique, on faisait du taureau l'emblème de l'Ëlément humide, tandis (pie le lion devenait celui du principe solaire et igué. j^joutons gue la lune, épouse du soleil et planète humide par excellence, paraît avoir joué quelquefois, tout comme l'eau au moins, le rôle de mftla par rapport k la torre, En elTet. la croyance popul:iire n'a-t-elle pas de tout temps, et ne continue t-elle pas à attribuer uu certain rôle à l'astre des nuits, dans le développement de la végétation? Étanl donné lo goflt des Orientaux pour tout ce qui est symbole, nous serions fort porté à croire que dès une l'puque assez reculôe, chacun des éléments avait été associé à l'un des différents [)oints do l'espace. C'est ce qui a Heu maintenant encore chez les Chinois, ce qui avait lieu chez las populations de la Nouvelle Esp igne, lors de la découverte. Ces nations n'oiil fait, suivant toute apparence, que s'approprier les procédL'S eu vigueur chez leurs maîtres en fait do science cabaiislique, les sémites de l'Asie occidentale. Toutefois l'examen de cette question nous entraînerait trop loin. Mais précisémeul tout dans le mythe osirien paraît B'expll-

1. M. Fr. Lenormant, Les Origines de l'histoire (oppendices, p. 531.)

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