‹ Les tragédies de MontchrestienChapitre 41 sur 78 · ACTE II · texte numérisé non relu

ACTE II

CRATESICLEA. CHŒUR. ARCHIDAMIE. STRATONICE.

CRATESICLEA.

jRANDS Dieux qui dessus nous tant de biens espande; Que par leur abondance ingrats vous nous rendez, le crain de m'esgarer si ie suy le dédale Où me guide auiourd'huyvostre niain libérale; Pource, comme engloutie entre tant de bon-heur

le laisse à mon regret vostre honneur sans honneur;

Mais vous qui pénétrez au fonds de nos pensées,

Lisez dedans mon cœur les grâces amassées

Que ie ne puis esclorre, et tenez mon deuoir

Satisfait par l'effort de mon foible pouuoir;

Aussi bien, Dieux bénins, nos tutelaires Anges,

Que fais-ie en vous louant qu'amoindrir vos louanges ?

l'ay beau pour mon acquit toute chose essayer;

Car tant plus que ie paye il me reste à payer. Je voy donc à la hn nos peines terminées.

Qui s'entre-produisoient par si longues années.

le te voy, liberté, doux désir de nos cœurs,

Dissiper auiourd'huy nos captiues langueurs.

Puis que nostre malheur ce grand Monarque touche,

Que tant de cris piteux sortis de nostre bouche

N'ont esté vainement espandus dans les Cieux,

Mais ont esmeu le cœur des pitoyables Dieux,

Vne douce espérance annonce à mon courage,

Qu'encores l'on verra malgré l'iniuste rage

De nos fiers ennemis, mon pais en vigueur.

Ses statuts en crédit, ses gendarmes en cœur.

Lors la ligue Argienne à nos maux coniurée,

Sentira le regret de s'estre pariurée,

Gémira pour néant d'auoir son col sousmis

Aux ennemis communs pour nuire à ses amis;

Lors, ô meschant Arat, autheur de ces misères.

Les tiens sauuez par toy tu rendras tributaires,

Et prests à receuoir de ceux mesmes la loy,

Ausquels sans nul suiet ils ont manqué dé foy.

Tragédie. 169

Qui veut pour l'aduenir ou le peut contredire r La fortune auiourd'huy commence à nous sousrire; Sparte redeuient libre, et ses braues soldars Sentent grossir leur sein de la fureur de Mars : Anligone n'est plus, et le grand Ptolomée Auec la liberté nous redonne vne armée.

Cède toute la Grèce et te quitte le lieu, O mon fils généreux; ie te voy tel qu'vn Dieu Marcher tout plein de gloire au front de la bataille : Là si quelqu'vn t'attend , tant s'en faut qu'il t'assaille, Qu'estonné par l'aspect de ton superbe port, Il verra dans tes yeux l'image de sa mort. Toy qui conduis le iour fay que cette iournée Qui rit à mon espoir soit bien test amenée; Ainsi quand en la mer tu descendras lassé, Sois-tu par l'Océan doucement caressé, Et sa tille Thetis baille à ses Néréides Ton Char pour le loger dans leurs antres humides : Par nuance, ô Phebus, tu donnes celle-ci Qui fait naistre ma ioye et mourir mon souci.

Filles, mon seul confort, chaste ornement de Sparte, Tout nuage d'ennui de vos âmes s'escarte; Arrestez désormais la course de vos pleurs; là vos chardons poignans se couronnent de fleurs, \'os ronceux âiglantiers de roses agréables. Au lieu de plus apprendre à seruir misérables, Commencez désormais à vous rendre les bras Plus souples à la lute, atin de ietter bas Ou par force ou par art chacune sa compagne, Rougissant de se voir mesurer la campagne. Retournez sur l'Eurote aux riuages sacrez De brusques mouuements fouler l'herbe des prez. Et d'vn pied bondissant rechercher la cadance. Permettez derechef l'accez de vostre dance A nos ieunes garçons, dont le masle troupeau Contemplera vos corps et ce qu'ils ont de beau, Deuenu tout espris de vous voir comme Fées, Baller à tetins nuds, et tresses descoiffées. Pensez-vous que ces biens heureusement rendus Ne soient d'autant plus doux qu'ils sont moins attendus?

CHŒUR

Dormon-nous? veillon-nousr liberté désirée. Dont nostre ame captiue est sans cesse altérée. Veux-tu donc à nos maux apporter quelque bout? Doux repos de l'esprit, qui t'oste il oste tout,

170 Les lacenes.

Qui te redonne aussi quand et quand tout redonne.

CRATESICLEA.

Mesfilles, Grâce aux Dieux, Ce grand Monarque ordonne Que nostre Cleomene et les autres Spartains Soient de leur liberté pour Taduenir certains.

CHŒUR

Fiez-vous-y, Madame. Apres tant de promesses, Tousiours à nostre dam vaines et tromperesses, Qui peut ou doit plustost s'en promettre plus rien? 3) Rarement le meschant dénient homme de bien.

CRATESICLEA.

» Dieu change en peu de tempsles esprits des Monarques.

CHŒUR

Mais encor, ie vous pri', quelles si claires marques Vous peuuent faire foy qu'il soit ainsi changé? Il a par tant de fois Cleomene outragé Contre le droit sacré des gens et d'hostelage; De Prince libre et franc ii l'a mis en seruage, Et le tient comme esclaue en prison attaché, Sans qu'il puisse alléguer ni forfait ni péché, Comme s'il iriomphoit de le voir misérable, Qui peut après cela l'espérer fauorable?

CRATESICLEA.

Ce rude traitement que mon fils a reçeu, Est venu de flatteurs; auiourd'huy ie l'ay sceu ; Mais ce Roy magnanime et de douce nature En tin a descouuert leur maudite imposture; De sorte qu'il remet mon peuple en liberté, Et promet tost après releuer sa Cité.

Qui nous peut asseurer cette bonne fortune?

CRATESICLEA.

L'espoir de Cleomene et l'attente commune.

CHŒUR

» Madame, vn bruit commun nous trompe bien souuent, » Et bien souuent l'espoir n'est conçeu que de vent,

CRATESICLEA.

Cet espoir est certain et ce bruit véritable.

CHŒUR

A tout le moins. Madame, il nous est agréable,

CRATESICLEA.

En sentant les effets ne le croirez-vous pas?

CHŒUR

Nous n'en voulons former conteste ni débats; » Mais quand et le désir marche la meffiance.

Tragédie. 171

CRATESICLEA.

Ce n'est moy que l'on pipe auec vne apparence. Le mal m'a tant rendue encline au desespoir Que la vérité seule ores peut m'esmouuoir. Mais si mon iugement stagne quelque auantage, Par mainte expérience estant deuenu sage, Croyez-moy maintenant : dauantage en douter, Seroit trop à crédit vous-mesme tourmenter. Le Roy n'a de mon tils reconnu l'innocence Qu'il a tout à l'instant vsé de sa clémence, Luy mandant des presens. C'est vn signe très vray, Que dans ce propre iour il sera deliuré.

S'il nous est si henin, puissent les Dieux suprêmes Luy rendre ce bien-fait au défaut de nous-mesmes; Qu'il en soit tant prisé, que tous les plus grands Rois Facent gloire d'entrer sous le ioug de ses Toix : Que bien-heureux en paix, que bien-heureux en guerre, Son puissant sceptre attaigne aux deux bouts de la terre.

CRATESICLEA.

Les Dieux iustes et bons ne voudroient pas laisser

Ce grand trait de bonté sans le recompenser :

» Car bien que l'homme naisse au monde pour bien-faire,

» Sans d'ailleurs que de soy s'en promettre salaire

» Toutesfois pour l'vsure il en reçoit des Dieux

» le ne sçay auoy de grand qui l'honore en tous lieux,

» Qui le rend aux subiets saintement vénérable,

» Aimable aux ennemis, aux lointains admirable.

Mais puis que nostre bien prend sa source d'enhaut,

Cher troupeau, c'est le Ciel que louer il nous faut.

Couron viste à l'autel, que l'hostie allumée

Portent nos vœux sacrez auecques sa fumée

Jusqu'au thrône des Dieux où gisent les tonneaux,

D'où coulent sur la terre et les biens et les maux.

STRATOXICE.

^VE ce lasche Tyran ait changé de courage ! Qu'il vueille nos maris affranchir de seruage! Le croire désormais c'est par trop s'abuser.

Luy qui le temps plus cher despendàcourtiser Vne vile putain dont l'œil seul le gouuerne; Qui fait de son Palais vne sale tauerne, \ti Théâtre de honte, vn infâme bordeau, Pourroit-il seulement penser rien de si beau?

172 Les lacenes.

Tu serois diffamée, ô Sparte généreuse, Et ton mesme bon-heur te rendroit malheureuse, De deuoir ta franchise à ce Roy vicieux, L'opprobre de la terre et la haine des Cieux. » Mais tu n'en es point là. C'est bien vn ordinaire » De sentir tels effets d'vn Prince débonnaire, » D'vn bon arbre bon fruit : mais le meschant ne veut, » Tant il se plaist au mal! faire le bien qu'il peut. Attendez-vous plustost de voir que les Riuieres Rebroussent contremont leurs bruyantes carrières, Que l'Aigle nage en l'onde et le Dauphin en l'air, Qu'vn iour libres de fers il nous laisse en aller.

O Reine, le Phénix des femmes de nostre âge, Comme peut cet espoir séduire ton courage.-' Toi qui par ta prudence as preueu maintesfois Les maux qui menaçoient le sceptre de nos Rois, Par vn bruit mensonger te laisses-tu conduire r Vois-tu pas ce meschant ne tascher qu'à nous nuire? Qu'à nous faire mourir après que sans raison Il a tins si long temps nos hommes en prison.' Vois-tu pas comme il foule et Sparte et sa couronne, Tandis que Cleomene en ses chaînes grisonne? Comme il tasche tousiours d'allonger ses malheurs, Pour ne voir point tarir la source de nos pleurs? Quelque tourment nouueau sous ce bruit on nous trame r Rien ne peut effacer ce soupçon de mon ame; Apres de tels esclairs le tonnerre doit choir; Si le vol des oiseaux ne me vient deceuoir, Si leur chant ne me trompe, et si d'autres augures Conduisent mon esprit iusqu'aux choses futures. Ce qui t'a peu, belle ame, à ce poinct attirer. C'est l'espérer en tout pour ne désespérer; C'est que ton cœur esmeu de cent diuerses peines, Lasche tous ses désirs aux apparences vaines, Dont les impressions ne cessent d'aueugler L'œil de ton iugement qui fut iadis si cler. Si nostre deliurance estoit aussi notoire, Comme légèrement tu te la fais accroire. Penses-tu que Panthe'e aussi tost aduerti, Me Feust voulu celer alors qu'il est parti? N'aguere ie l'ay veu se distiler en larmes, M'embrasser tendrement : luy qui dans les alarmes Ne se montre iamais du péril estonné.

Languissant en mes bras s'est presque abandonné. l'ai trop bien reconnu que sa vague pensée

Tragédie. 173

De tumultes nouueaux estoit bien eslancée; Mais ie n'ay point ose la cause en demander, Tant a peu le respect mon désir commander : Depuis le sen mon ame à tous momens attainte De soupçons ambigus qui finissent en crainte; Depuis mes sens troublez prennent effroy de tout, S'emportent tellement que rien ne me resoult. Destournez, ô bons Dieux, le sinistre présage Qui maintenant s'attache à mon triste courage; Appaisez désormais vostre iuste courroux. Et contre mon espoir prenez pitié de nous. Mais voy-ie pas venir la belle Archidamie? Qu'elle me semble, ô Dieux! d'vne face blémie.

ARCHIDAMIE.

Tout cela que n'aguere on nous vint rapporter Cleomene le forge, il n'en faut point douter : Certes ie ne voy pas que le Ciel se prépare A nous tirer du ioug de ce Prince barbare.

STRATONICE

Et bien, ma chère sœur, auez-vous assisté

Au seruice deuot à nos Dieux présenté.

Pour nous rendre leur grâce équitable et propice ?

ARCHIDAMIE.

le n'ay pas attendu la fin du sacritice,

Mais triste et malheureux est son commencement.

STRATONICE

Nous promet-il encor' de viure en ce tourment?

ARCHIDAMIE.

Cela mesme et rien plus. le croy que nostre vie Jusqu'à son dernier terme est au mal asseruie. Or la terre et le Ciel conspirent contre nous.

STRATONICE

Quel présage, ma sœur ! mais d'où le prenez-vous?

ARCHIDAMIE.

L'hostie estoit au feu, et la tlame allumée

Faisoit ià naistre autour une espesse fumée,

Quand trois fois en bêlant elle se veut leuer,

Et malgré le baslon de l'autel se sauuer.

Lors vne autre victime aussi tost se raporte;

On la frape au gosier, et non encore morte

On la fend, on l'éuentre, ou arraclie dehors , .

Ses boyaux tremblotans au départir du corps.

La Reine deuinoit sur le cœur de la beste.

(>uand on vient l'aduertir que le foye est sans teste;

L'.le a beau le tourner d'vn et d'austre costé,

174 ^^^ LACENES.

Elle n'en trouue point quoy qu'on ne l'aye osté. Son corps de froide peur lors se roidit en glace, Et comme vnc statue est collé sur la place : Lors notre esprit esmeu des signes du danger Y songe incessamment n'y voulant point songer.

Moy qui m'afflige trop à tout triste présage, l'abandonne ce lieu pour n'en voir d'auantage, Aimant mieux qu'vn malheur me demeure inconnu, Que de l'anticiper auant qu'il soit venu. » Tout accident fascheux assez et trop tourmente, )) Sans que la preuoyance à toute heure l'augmente, » Et sous son arriuée en transe demeurer » Est-ce pas en souffrir premier que l'endurer?

STRATONICE

» Aussi le preuoyant aise'ment on l'euite.

ARCHIDAMIE.

» Qui pourroit l'euiter quand il survient si viste, » Qu'à peine seulement on pense à se sauuer.'

STRATONICE

» Mais la prudence au ioindre aprend à l'esquiuer.

ARCHIDAMIE.

» Mille accidens font foy que la prudence humaine » En l'incertain du monde est tousiours incertaine.

STRATONICE

On peut à iuste tiltre estimer celle-là,

Qui resoult constamment son courage à cela.

Bien-heureuse pour n'estre auant temps malheureuse.

Souuent plus qu'il ne faut i'ay l'ame soupçonneuse,

Et ce que par les fois ie preuoy seurement,

Me fait attendre au mal fort impatiemment.

ARCHIDAMIE.

le sçay bien que le sort qui nous donne la chasse

Desastre sur desastre incessamment nous brasse;

Mais dequoy le preuoir nous peut-il releuer,

Alors que le remède on n'y sçauroit trouuer.''

» Les roides coups du Ciel' sont à l'homme imparables;

» Et malgré les efforts des mortels misérables

w Nostre sort se va rendre à son but limité :

» Immuable est lu loy de la fatalité.

Aussi, quoy que ce Prince à nous nuire s'apreste;

Quoy qu'il darde sur nous son horrible tempeste,

le la verray tomber sans reculer vn pas :

» Aux cœurs bien désolez plaisant est le trespas.

STRATONICE

l'aprouvé ce dessein; mais ton braue courage

Tragédie. iv^ '

Au lieu de m'asseurer in'épeure d'auantage;

» Car laisser ses parens, ses amis, sa cité,

» Accablez sous le faix de leur aduersité,

» Fait soufl'rir en la mort vne douleur extresme,

M Qui fasche cent fois plus que ne fait la mort mesme,

» Et si sous le tombeau reste du sentiment,

)) Là peut encor' durer cet immortel tourment.

Ne tient-il qu'à mourir? ie rendray tesmoignage.

Que mon sexe imbécile est pourueu de coiîrage,

Et qu'il peut de sov-mesme esteindre son tlambeau.

Mais pourray-ie laîsser sur le bord du tombeau

Ma Sparte preste à choir .^ n'agueres fleurissante

En tant de belles loix? en armes si puissante.

Que les grands Roys de Perse ont tremblé maintesfois

Au bruit encor lointain de ses polis harnois?

Que par plusieurs combats elle obtint la victoire

Sur l'Attique Cité, théâtre de la gloire?

Que ses Princes guerriers des ans victorieux,

Firent craindre à la terre et monter iusqu'aux Cieux?

Inuincible Cité tu languis abatuë;

Du destin et du monde à l'enui combatué ;

Tu perds ton plus grand lustre et ton premier honneur,

Non faute de vertu, mais faute de bon-heur,

Et s'il adulent encor' que Cleomene meure,

L'espoir seul de ressource auiourd'huy ne demeure.

CHŒVR.

T» ousiouRS nostre espérance est de doute embrouillée : » C'est comme vne clarté de ténèbres voilée n Qui nous guide à l'erreur; tout homme qui la suit » S'aueugle de soy-mesme et s'égare la nuict. » En elle on se promet la chose désirée, » Mais se voyant frustré l'ame en est martirée : » Car le bien attendu lequel n'arriue point, » Laisse en l'ame vn regret qui sans cesse la poingt.

» Ceux qui de cette Lotte auidement se paissent » Sur vn bord estranger, à regret la délaissent; » Mais abusez d'attente, ils connoissent souuent, » Qu'elle est de vent conçcué et n'enfante que vent.

» Demande, elle promet; mais la chose promise » Réussit seulement en sa propre feintise; » Elle ne craint iamais de t'engager sa foy; » Mais c'est pour se moquer plus longuement de toy. » Si d'vn homme esueillé 1 espérance est le songe,

176 Les lacenes.

» le ne m'esbahi plus d'y voir tant de mensonge; » Si nostre iuqement peut soy-mesme tromper, )) Par elle il peut encor' les plus sages piper.

» Toy donc qui ne veux estre auant temps misérable, » Veuf de crainte et d'espoir demeure ferme et stable; » Inuincible à la ioye autant qu'à la douleur, » Reçoy d'vn front égal et l'heur et le malheur.

» Ne laisse aller ton ame à la vaine aparence » Que présente à tes yeux maint rayon d'espérance : » Car ce que plus certain elle fera tenir, » Tu le verras après rarement aduenir.

)> Si le Destin t'assaut, montre luy tousiours teste, » Et s'il veut t'emporter la constance t'arreste : » Sans iamais rechercher remède en l'aduenir » A tes malheurs presens qu'il te faut soustenir.

» S'il en vient de nouueaux repren nouueau courage, » Sois tousiours résolu de souffrir dauantage : » Lors si le Ciel t'enuoye vn bon-heur asseuré, » Il te plaira tant plus qu'il fut moins espéré.

» Aussi bien est-ce en vain que nostre ame propose, » Puis que l'arrest du Ciel de notre sort dispose, » Arrest irreuocable, et dont la ferme loy » Qui commande sur tout ne dépend que de soy.

» He' qui pourroit forcer des Astres l'inHuence, » Si tant est que sur nous elle ait pleine puissance, » Et que les corps des Cieux non suiets au trespas M Gouuernent à leur gré les mortels d'ici-bas ?

Page 1