Achille de Harlay, premier président sous Henri IIl
142 Les Tragiqjjes.
Iinmunes de ces maux, horsmis de la foiblesse, Foiblesse qui les rend esclaves et contraints, Bien que tordans le col, faire signer des mains, Ce qu'abhorre le sens; mains qui font de la plume Un outil de bourreau qui destruit et consume. Ces plumes sont stilets des assassins gagés, ■ Dont on escrit au dos des captifs affligés, Le noir qui tue, et le tueur tourmente ('). Cette Formalité eut pour père un Pédante, Un charlatan vendeur, porteur de rogatons, Qui devoit de son dos user tous les bastons, .
Au dernier coin , se sied la misérable Crainte (î): Sa paslissante veue est des autres esteinte, Son oeil morne et transi en voyant ne void pas, Son visage sans feu a le teint du trespas. Alors que tout son banc en un amas s'assemble, Son advis ne dit rien qu'un triste oui qui tremble : Elle a sous un tetin la playe où le Mal-heur Ficha ses doigts crochus pour luy oster le cœur.
Mais encor, pour mieux voir entière la boutique Oij de vie et de biens l'Injustice trafique, L'occasion s'oflfrit que Henri, second roy, En la Mercuriale ordonna par sa loy (5)
né en 1536, mort en 161 6. — Christophe de Thou , premier président, père de l'historien, né en i so8, mort en 1(82. Lors de la Saint-Barthélémy, lui qui , suivant d'Aubigné iHist. univ., t. 2 , 1. i, ch. 4), « pleuroit et souspiroit à la maison , et detestoit le règne présent, loua le roi de son action, discourant sur cette sentence : Qui ne sçait dissimuler ne sçait régner. » — Jacques Gillot, l'un des auteurs de la satyre Ménippée, mort en 1619. Il étoit conseiller clerc au- Parlement. — Thurin, conseiller. Il étoit âgé quand il se convertit au calvinisme. Voy. sur lui l'Estoile, années 1607- 1608, p. 424, 448.