Contre les termes. — 2. Hist. univ., t. 1, p
i8o Les Tragiques.
Diffamoit l'estomac de la terre , leur mère. Le feu avoit servi tant de fois à brusler, Ils avoient fait mourir par la perte de l'air, Ils avoient changé l'eau à devenir cruelle ('): Il falloit que la terre aussi fust leur bourelle (2).
Parmy les roolles saincts, dont les noms glorieux. Reproches delà terre, ont esjouy les Cieux, Je veux tirer à part la constante Marie Qui (voyant en mespris le tombeau de sa vie Et la terre et le coffre et les barres de fer Où elle alloit le corps et non l'ame estoufTer) « C'est (ce dit-elle), ainsi que le beau grain d'eslite Et s'enterre et se semé affin qu'il ressuscite. Si la moitié de moy pourrit clevant mes yeux, Je diray que cela va le premier aux Cieux : La belle impatience et le désir du reste. C'est de haster l'efïect de la terre céleste. Terre, tu es légère et plus douce que miel : Saincte terre, tu es le droict chemin du Ciel. »
Ainsi la noire mort donna la claire vie,. Et le ciel fut conquis par la terre ennemie.
Entre ceux dont l'esprit peut estre traversé De l'espoir du futur, du loyer du passé. Du Bourg ( ' ) aura ce rang ; son cœur, pareil à l'aage , A sa condition l'honneur de son courage. Son esprit indompté au Seigneur des seigneurs Sacrifia son corps, sa vie et ses honneurs. Des promesses de Dieu il vainquit les promesses Des rois, et, sage à Dieu, des hommes les sagesses. En allant à la mort, tout plein d'authorité, 11 prononça ces mots : « 0 Dieu de vérité! Monstre à ces juges faux leur stupide ignorance,