Var. : A donner mort par elle
2. Féminin de bourreau. Les mêmes idées se retrouvent dans le dernier livre, vers 750 et suiv.
}. Anne Dubourg, conseiller-clerc au Parlement de Paris, pendu, puis brûlé en IJ59, à l'âge de }8 ans.
Les Feux. i8i
Et je prononceray, condamné , leur sentence. Vous n'estes, compagnons, plus juges, mais bourreaux, Car, en nous ordonnant tant de tourmens nouveaux, Vous prestez vostre voix : vostre voix inhumaine, ■^> Souffre peine en donnant la sentence de peine : Comme à l'exécuteur le cœur s'oppose en vain Au coup forcé qui sort de l'exécrable main. Sur le siège du droict vos faces sont transies Quand, demi-vifs, il faut que vous ostiez les vies Qui seules vivent bien : je prends tesmoins vos cœurs Qui de la conscience ont ressenti les pleurs : Mais ce pleur vous tourmente et vous est inutile , Et ce pleur n'est qu'un pleur d'un traistre crocodile. La crainte vous domine, ô juges criminels ! Criminels estes-vous , puis que vous estes tels : Vous dictes que la loy du Prince publiée) Vous a lié les mains: l'ame n'est pas liée: Le front du Juge droict, son sévère sourci , Deust-il souffrir ces mots : Le Roy le veut ainsi {'). — Ainsi as-tu. Tyran (2), par ta fin misérable En moy fini le coup d'un règne lamentable. » Dieu l'avoit abatu, et cette heureuse mort Fut du persécuteur tout le dernier effort : Il avoit faict mentir la superbe parole , Et fait voler en vain le jugement frivole De ce Roy qui avoit juré que de ses yeux Il verroit de Du-Bourg et la mort et les feux(î): Mais il faut advoùer que, prés de la bataille,
1. Voy. le discours prononcé par Dubourg dans la Vrayi histoire, etc. (Mém. de Condé, t. i, édit. de Londres.)