Nourriture
2. Héliogabale. Ad mare piscem nunquam comedit : in longissimis a mare locis omnia marina semper exhibait [Lampridius, Héliogabale, c\\. 22).
6 Aux Lecteurs.
il me semble que ce qui a esté moins parfaict , par sa négligence, vaut bien encor la diligence de plusieurs. J'en dirois davantage si l'e.xcessive louange de mon Maistre n'estoit en quelque façon la mienne. J'ay pris quelques hardiesses envers luy dont je pense en devoir touscher quelques unes , comme sur quelques mots qui sentent le vulgaire. Avant nous respondre, il fournissoit tousjours le vers selon nostre désir; mais il disoit que le bon-homme Ronsard , lequel il estimoit par dessus son siècle en sa profession , disoit quelquefois à luy et à d'autres: <c Mes enfans, deffendez vostre mère de ceux qui veulent faire servante une damoiselle de bonne maison. Il y a des vocables qui sont françois naturels, qui sentent le vieux, mais le libre et le françois, comme dougé, tenue, empoiir, dovne, baugcr, bouger, et autres de telle sorte. Je vous recommande par testament que vous ne laissiez point perdre ces vieux termes, que vous les emploiez et défendiez hardiment contre des maraux qui ne tiennent pas élégant ce qui n'est point escorché du latin et de l'italien, et qui aiment mieux dire colLuuicr, con~ teinner, hlasonner, que loiier, mcspriser, blasmcr. Tout cela est pour l'escholier de Limosin ('). » Voilà les propres termes de Ronsard (^). Après que