Var
D'y baigner ses rayons, oui, le pasle soleil Presta non le flambeau , mais la torche de l'œil Encor, pour n'y montrer le beau de son visage. Tira le voile en l'air d'un louche, espais nuage.
LesFers. ■ 2J5
Des ouvriers mechanics les scadrons amassez
Diffament à leur gré trois mille chères vies,
Tesmoins, juges et rois, et bourreaux et parties.
Ici les deux partis ne parlent que françois;
Les chefs qui , redoublez , avoient fait autresfois
Le marchant, délivré de la crainte d'Espagne,
Avoir libre au traffic la mer et la campagne.
Par qui les estrangers, tant de fois combattus,
Le roy deprisonné (i) de peur de leurs vertus,
Qui avoient entamé les batailles rangées.
Qui n'avoient aux combats cœurs ni faces changées,
L'appuy des vrais François , des traistres la terreur.
Moururent délaissez de force et non de cœur, [bres,
Ayant pour ceps leurs licts, détenteurs de leurs mem-
Pour geôlier leur hoste et pour prison leurs chambres ,
Par les lièvres fuyards, armez à millions.
Qui trembloient en tirant la barbe à ces lions.
De qui la main poltronne et la craintifve audace
Ne les pouvoit, liez, tuer de bonne grâce.
Dessoubs le nom du roy, parricide des loix,
On destruisoit les cœurs par qui les rois sont rois:
Le coquin possesseur de royalle puissance
Dans les fanges traînoit les sénateurs de France.
Tout riche estoit proscrit; il ne falloit qu'un mot
Pour ronger son despit (2) soubs le nom d'huguenot.
Des procès ennuyeux fut la longueur finie :
La fille oste à la mère et le jour et la vie :
Là le frère sentit de son frère la main,
Le cousin esprouva pour bourreau son germain :
L'amitié fut sans fruict, la cognoissance esteinte,
La bonne volonté utile comme feinte.
D'un visage riant, nostre Caton(5) tendoit Nos yeux avec les siens et le bout de son doigt A se voir transpercé; puis il nous monstra comme On le couppe à morceaux ; sa teste court à Rome ;