‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 180 sur 313 · Catherine · texte numérisé non relu

Catherine

}. Elle s'appeloit Royan. (( Elle sauta sur un courtaut en homme », dit d'Aubigné (ibid.), et alla livrer aux assassins un de ses parents et un gentilhomme huguenot qu'elle avoit aimé, et qui tous deux s'étoient cachés dans son logis.

Les Fers. 241

Les saints expiateurs et cause de ses feux.

Les esbatscoustumiers de ses après-disnées

Estoient à contempler les faces condamnées

Des chers tesmoings de Dieu, pour plaisir consummés

Par les feux, par les dents des lyons affamés.

Ainsi l'embrasement des masures de France

Humilie le peuple, eslève l'arrogance

Du tyran : car au pris que l'impuissance naist.

Au pris peut-il pour loy prononcer: // me plaist.

Le peuple n'a des yeux à son mal; il s'aplique

A nourrir son voleur en cherchant l'heretique;

Il faictles vrais chrestiens, cause de peste et faim,

Changeans la terre en fer et le ciel en airain.

Ceux-là resvent d'hostie, injustes sacrifices

Dont il faut expier de nos princes les vices,

Qui , fronçants en ce lieu l'espais de leurs sourcils ,

Résistent aux souspirs de tant d'hommes transis :

Comme un Domitian, pourveu de telles armes,

Des Romains qui trembloient espouvantoit les larmes,

Dévoyant la pitié, destournant autrepart

Les yeux à contempler son flamboiant regard.

Charles tournoit en peur, par des regards semblables, De nos princes captifs (i) les regrets lamentables, Tuoit l'espoir en eux, en leur faisant sentir Que le front qui menace est loin du repentir. Aux yeux des prisonniers, le fier changea de face, Oubliant ledesdain de sa fière grimace.

Quand, après la sepmaine, il sauta de son lict, Esveilla tous les siens, pour entendre à minuict L'air aboyant de voix, de tel esclat de plaintes Que le tyran, cuydant les fureurs non esteintes, Et qu'après les trois jours pour le meurtre ordonnez, Se seroient les félons encores mutinez, Il depescha par tout inutiles deffences. 11 void que l'air seul est l'echo de ses offenses, Il tremble, il faict trembler par dix ou douze nuicts

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