Var
apostats dégénères.
Qui leschés le sang frais tout fumant de vos pfres.
Jugement. 505
Lavent soubz celles-là qui, de mon sang gelantes ('),
Se purgent dessus toy et versent mon courroux
Sur ta vilaine peau, qui se lave dessoubs.
Ceux qui ont retranché les honteuses parties ,
Les oreilles , les nez, en triumphe des vies ,
En ont faict les cordons des infâmes chapeaux;
Puis les enfans ont faict leurs amis ces bourreaux (2) !
O esclave coquin ! celuy que tu salues
De ce puant chapeau espouvante les rues
Et te salue en serf : un esclave de cœur
N'achepteroit sa vie à tant de deshonneur.
Fay pour ton père, au moins, ce que fit pour son maistre
Un serf (mais vieux Romain), qui se fît mesconnoistre
De coups en son visage , et fit si bel effort
De venger son Posthume (5) et puis si belle mort ! »
Vous armez contre nous , vous aymez mieux la vie Et devenir bourreaux de vostre compagnie; [Vilains marchands de vous, qui avez mis à prix Le libre respirer de vos puans esprits ; Assassins pour du pain , meurtriers pasles et blesmes,