‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 227 sur 313 · Var · texte numérisé non relu

Var

apostats dégénères.

Qui leschés le sang frais tout fumant de vos pfres.

Jugement. 505

Lavent soubz celles-là qui, de mon sang gelantes ('),

Se purgent dessus toy et versent mon courroux

Sur ta vilaine peau, qui se lave dessoubs.

Ceux qui ont retranché les honteuses parties ,

Les oreilles , les nez, en triumphe des vies ,

En ont faict les cordons des infâmes chapeaux;

Puis les enfans ont faict leurs amis ces bourreaux (2) !

O esclave coquin ! celuy que tu salues

De ce puant chapeau espouvante les rues

Et te salue en serf : un esclave de cœur

N'achepteroit sa vie à tant de deshonneur.

Fay pour ton père, au moins, ce que fit pour son maistre

Un serf (mais vieux Romain), qui se fît mesconnoistre

De coups en son visage , et fit si bel effort

De venger son Posthume (5) et puis si belle mort ! »

Vous armez contre nous , vous aymez mieux la vie Et devenir bourreaux de vostre compagnie; [Vilains marchands de vous, qui avez mis à prix Le libre respirer de vos puans esprits ; Assassins pour du pain , meurtriers pasles et blesmes,

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