I. Reconnus. — 2. Var.: s'cnibrazoient
5. Le peintre grec Timanthcs , dans un tableau où il représentoit Iphigénie au moment d'ôtre sacrifiée, couvrit d'un voile le visage d'Agameninon , dont il renonçoit à exprimer la douleur. Voy. Cicéron, Oral., 22, et Pline, XXXV., ch. 36.
Misères. 49
Prodiguoient leur substance, et, en toutes manières Monstroient au ciel serein leurs thresors enfermez, Et leur laict et leur joie à leurs rois bien-aimez.
Nos tyrans aujoura'hui entrent d'une autre sorte, La ville qui les void a visage de morte: Quand son prince la foulle, il la void de tels yeux Que Néron voioit Romm' en l'esclat de ses feux. Quand le tyran s'esgaie en la ville où il entre, La ville est un corps mort, il passe sur son ventre, Et ce n'est plus du laict qu'elle prodigue en l'air. C'est du sang. Pour parler comme peuvent parler Les corps qu'on trouve morts, portez à la justice. On les met en la place , afin que ce corps puisse Rencontrer son meurtrier: le meurtrier inconnu Contre qui le corps saigne est coulpable tenu.
Henri (i), qui, tous les jours, vas prodiguant ta vie, Pour remettre le regne(2), oster la tyrannie, Ennemi des tyrans, ressource des vrais rois, Quand le sceptre des lis joindra le navarrois(5), Souvien-toi de quel œil, de quelle vigilance Tu vois et remédie aux mal-heurs de la France; Souvien-toi quelque jour combien sont ignorans Ceux qui pour estre rois veulent estre tyrans.
Ces tyrans sont des loups ; car le loup , quand il entre Dans le parc des brebis, ne succe de leur ventre Que le sang par un trou et quitte tout le corps, Laissant bien le troupeau , mais un troupeau de morts. Nos villes sont charongne, et nos plus chères vies Et le suc et la force en ont esté ravies; Les pais ruinez sont membres retranchez. Dont le corps séchera, puis qu'ils sont asséchez.
France, puis que tu perds tes membres en la sorte.