Les Polonois. On sait qu'après la mort de Sigismond
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Aviez le droit pour roy, et vous-mesmes pour lois (i), Qui, dedans l'interrègne, observiez la justice Par amour de vertu , sans crainte de supplice. Quel abus vous poussa , pour venir de si loin Priser ce mesprisé , lors qu'il avoit besoin , Pour couvrir son malheur, d'une telle advanture! Vostre manteau roial fut une couverture D'opprobre et deshonneur, quand les bras desployez Vengeoient la mort de ceux qui moururent liez (2). Ha! si vous eussiez eu certaine connoissance D'un féminin sanglant, abattu d'impuissance (?) , Si vous n'eussiez ouy mentir les séducteurs Qui pour luy se renaoyent mercenaires flatteurs, Ou ceux qui en couvrant son orde vilenie Par un mentir forcé, ont racheté leur vie. Ou ceux qui, vous faisant un cruel tyran doux, Et un poltron vaillant (4), deschargèrent en vous
Auguste, le dernier des Jage'ions (7 juillet i J72), une ambassade polcnoise vint offrir le trône de Pologne à Henri 111, qui avoit été élu roi dans la diète le 9 mai 1 57Î. Henri arriva à Cracovie le 10 février 1 574 , et , deux mois après , quitta furtivement la Pologne, en apprenant la mort de Charles IX. La Bibliothèque historique du P. Lelong contient (t. 2), sous les numéros 18266 à 18299, une liste des nombreux écrits que cette élection fit éclore. Voy. aussi Archives curieuses, t. 9, p. 149 ; Revue rétrospective, t. 4, p. 34, et le tome I du Catalogue des imprimés de la Bibliothèque impériale, p. 289 à 294.