‹ Les tragiques (volume 4)Chapitre 81 sur 313 · Sur l'exemplaire de M. Du Camp nous lisons · texte numérisé non relu

Sur l'exemplaire de M. Du Camp nous lisons

Si leurs corps sont lépreux , lépreuses sont leurs âmes.

2. Sur l'exemplaire de M. Beaupré on lit : Une reyne régente.

Princes. loi

Macquerelle à ses fils('), en a l'un arresté

Sauvage dans les bois, et, pour belle conqueste.

Le faisoit triompher du sang de quelque beste (2):

Elle en fit un Esau, de qui le ris, les yeux

Sentoyent bien un tyran, un traistre, un furieux(5):

Pour se faire cruel , sa jeunesse esgarée

N'aimoit rien que le sang, et prenoit sa curée

A tuer sans pitié les cerfs qui gemissoient,

A transpercer les daims et les fans qui naissoient,

Si qu'aux plus advisez cette sauvage vie

A faict prévoir de lui massacre et tyrannie. ->

L'autre (4) fut mieux instruict à juger des atours Des putains de sa Cour, et plus propre aux amours ; Avoir ras le menton , garder la face pasle , Le geste efféminé , l'œil d'un Sardanapale : Si bien qu'un jour des Rois, ce doubteux animal, Sans cervelle, sans front, parut tel en son bal [}): De cordons emperlez sa chevelure pleine, Soubz un bonnet sans bord faict à l'italienne, Faisoit deux arcs voûtez; son menton pinceté(é), Son visage de blanc et de rouge empasté. Son chef tout empoudré, nous firent voir l'idée,

1 . Cf. Discours merveilleux de la vie de Catherine de Médias, dans le journal de Henri III, édit. de 1746, t. 2, p. 98.

2. Charles IX avoit une passion si effrénée pour la chasse qu'on lui fit cette épitaphe :

Pour aymer trop Diane et Cythérée aussy, L'une et l'autre m'ont mis en ce tombeau icy.

Cf. Brantôme, édit. du Panthéon, t. 50, p. j6j et suiv.

}. Var.: un charretier furieux. — 4. Henri III.

j. Le portrait de Henri III en coiffure de femme se trouve en tête du pamphlet Les hermaphrodites. « Le Roy, dit i'Estoile, faisoit force masquarades où il se trouvoit ordinairement habillé en femme, ouvroitson pourpoint et descouvroit sa gorge, y portant un collier de perles et trois collets de toile, deux à fraize et un renversé, ainsi que lors portoient les dames de la cour. » (P. 84 et 78.)

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