‹ Les TragiquesChapitre 11 sur 13 · L'IMPRIMEUR AU LECTEUR · texte numérisé non relu

L'IMPRIMEUR AU LECTEUR

I^'ai eu plaisir de voir couronner le livre "JM- de cette pièce rare, et n'ai peu souffrir que tu ne saches que cet éloge.

a^^ eschantillon du style de l'autheur en tous ses escrits, fut incontinent contrefait et tout à la fois par des personnes fort estim':'es, qui n'eurent point

2i8 APPENDICE

honte d'en prendre les lignes entières. Un advocat de la Cour [qui mérite bien d'estre juge, comme aniateur de rendre le droit à chacun) fit imprimer la pièce originaire et les imitations, rendant à Vaulheur l'honneur qui lui appartenoit, bien qu'il n'en eust point de coU' naissance. De plus, la traduction en estant venue d'Italie, Père Cotton, qui la voyoit ci regret bien venue à la Cour, porta l'italien au roy pour taxer l'inventeur de n'estre que traducteur. Ce que sachant bien, Lecteur, j'ai voulu que tu le sceusses. A Dieu, jusqu'au premier de mes labeurs.

1. On voit que d'Aubigiié a profité de l'occasion pour dénoncer un plagiaire et pour éventer une mèche de son ennemi intime, le Père Cotton. Il signale aussi l'ouvrage d'un « advocat de la Cour », qui avait reconnu sa paternité au sujet du petit panégyrique de Henri IV. Cet ouvrage est évidemment le petit recueil intitulé : Florilegiutn reriiin ab Henrico IIII immortaliter gestanun, Paris, Saugrain, 1609, in-8° de 84 pp. On y trouve, en effet, la pièce qui précède, avec traduction [ex gallico Aubignerii), et, à la suite, une autre pièce qui en est la paraphrase, par Ange Cappel, sieur du Luat. Ce dernier était un huguenot, secrétaire de Henry IV et ami de Sully. L'Esloile nous apprend dans son Journal (à la date du mois de mars 1599) qu'il eut maille à partir avec la justice « pour un discours au Roi, iniitulé le Confident, quil avoit fait imprimer chez M. Pâtisson, où il y avoit dedans quelque iiaict contre la maison du Connestable ».

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