‹ Les tragiques. Livre premier. MisèresChapitre 24 sur 74 · Fends les cœurs. Cf. IV, 419, Ch. dor · texte numérisé non relu

Fends les cœurs. Cf. IV, 419, Ch. dor

Grand Dieu, devant les ycux duquel ne sont cachees Des cœurs plus endurcis les prouniercs pensces…

— Plus serres, les plus serrés. Forme fréquente au xvie siècle du superlatif. Cf. v. 44. 289, 500, 1279 et les exemples recueillis par Schüth, Séudien sur Sprache d'Aubignés, p. 8.

38. En ouvrant, en travaillant. Cf. I, 540, Lettres : « Cotte foy sera tesmoingnée par l'esprit de Dieu ouvrant en nous par cherité. » — Parfaict à .connoistre, pour ce qui est de connaître, comme le demandent le sens du premier hémistiche et la symétrie avec le vers précédent, et comme le prouve la vuriante en connoistre du manuscrit. — Notez la rime de connoistre avec estre. On sait que oi se prononçait alors dans la plupart des mots comme ouë. Voir aussi les rimes François et autresfois, v. 659-660, Valois et François, v. 879-880. Sur l’histoire de la diphthongue oi et de sa prononciation, cf. Thurot, }, 374 et 399, Darmesteter et Hatzfeld, Leseisième siècle en France, p. 211.

40. Le soin sans soin, préoccupation sereino. Cf. 11, 129, Afédit. : « Tel est le soin sans soin de l'Esprit vivifiant. » |

Qui preveus les effects dés le naïistre des choses ; Dieu, qui d’un style vif, comme il te plaist, escris Le secret plus obscur en l’obscur des esprits :

45 Puis que de ton amour mon ame est eschauffee,

‘ Jalouze de ton nom, ma poictrine embrazee

7 De ton feu pur, repurge aussi de mesmes feux Le vice naturel de mon cœur vicieux ; De ce zele tres-sainct rebrusle-moi encore,

50 Si que (tout consommé au feu qui me devore,

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