Les Ducs A
recule devant aucune trahison, aucun crime. Plus loin (v. 761), d'Aubigné parlera de secrette poison : le sens est lo même. Cf. IV, 94, Princes :
Si fut il [Henri HI] toutesfois allaicté de poisons, De ruzes, ds conseils sccrets et trahisons, Rompu ou corrompu au trictrac des affaires,
Et eut encor enfant quelque part aux miseres… Tel fut Le sccond fiis, qui n’herita du Perc
Le cœur, mais les poisons et l'ame de la mere.
— D'Aubigné, dans les deux éditions qu'il publia, remplaça par des tirets un certain nombre de mots (donnés par le Manuscrit), tels que : florentin (v. 745, 184), forentines (v. 953), Italie (v. 166), Florence (v. 798), Catherine (v. 878). Mesure de prudence sans doute, ou de déférence à l'égard de Marie de Médicis, mais singulière et vaine : que de passages conservés, plus clairs que ces mots omis! et ces mots mêmes, quoi de plus facile que de les rétablir à la lecture!
7 7417. Jesabel. Le surnom de Jézahel est habitucllement employé dans ‘les pamphlets huguenots du seizième siècle pour désigner Catherine do Médicis. Cf. IV, 198 et 230, fers. — Avec comm'au temps passé commence ‘une longue parenthèse qui ne se terinine qu'au v. 757.
748. Tes Ducs predecesseurs. Les ancêtres de Catherine ne portèrent pas le titre de duc, à l'exception de son père, Laurent, qui fut duc d'Urbin (1492-1519). Les Médicis ne furent tout d'abord que citoyens de Florence. Le premier duc de Florence fut Alexandre de Médicis (1310-1535), frère naturel de Catherine; il reçut son titre de Charics-Quiat en 1531.
750. Rabatus. Sur l'accord facultatif du participo passé construit avee avoir, cf. Darm. etHatzf. p. 271. D'Aubigné a une tendance à fairo accorder le participe passé avec le régime, quand le régimo le suit. Voir v. 1046.