‹ Les tragiques. Livre premier. MisèresChapitre 62 sur 74 · PAL · texte numérisé non relu

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Et un peuple par toi contre soi mutiné; Par eux tu vois des-ja la terre yvre, inhumaine, Du sang noble François et de l'estranger pleine,

- Accablez par le fer que tu as esmoulu.

180 Mais c’est beaucoup plus tard que tu n’eusses voulu :

Tu n'as ta soif de sang qu’à demi arrosee, Ainsi que d'un peu d'eau la flamme est embrasee. C'estoit un beau miroir de ton esprit mouvant,

” Quand parmi les nonnains au florentin convent, 18 N'ayant pouvoir encor de tourmenter la terre,

Tu dressois tous les jours quelque petite guerre; Tes compagnes pour toi se tiroyent aux cheveux. Ton esprit dés-lors plein de sanguinaires vœux Par ceux qui prevoyoyent les effects de ton ame

7% Ne peut estre enfermé, subtil comme la flamme :

Un mal-heur necessaire et le vouloir de Dieu Ne doit perdre son temps ni l'assiette du lieu : Comme celle qui vid en songe que de Troye

Elle enfantoit les feux, vid aussi mettre en proye

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