‹ Les tragiques. Livre premier. MisèresChapitre 72 sur 74 · Ta voix est plus forte... Cf. Lucain, Ph., VI · texte numérisé non relu

Ta voix est plus forte... Cf. Lucain, Ph., VI

Tum vor Lethaeos cunctis pollentior herbis Exvuntare deos..….

952. Reproche leur tes coups, [c’.-à-d. {es hauts faits], pour leur faire honte de leur inertie.

954. Tes meurtres, tes poisons. On accusait notamment Catherine d'avoirempoisonné Charles IX. Cf. Aist. Univ., IV, 252 : « Elle croyoit par là [par larmes et regrets « bien composés »] arracher de la pensée des grands et du peuple l'opinion que presque tous avoyent, qu'elle eust apporté de la fraude et de l'artitice à la mort de son fils. » Les pamphlets du temps sont pleins d'accusations de ce genre. Voir en particulier le Discours merveilieux de la vie, actions et deportemens de Catherine de Médicis royne mere, 1575 (attribué à H. Estienne): Catherine y est accusée d'avoir fait tuer ou empoisonner le dauphin François, fils aîné de Krançois Ie", Antoine de Bourbon, Jeanne d'Albret, le cardinal de Châtillon, le connétable de Montmorency, et d'autres encore. On y signale, comme le principal instrument des vengoances de la reine, son parfumeur, René le Florentin, le plus connu de cette « subtile bando d'ompoisonneurs » dont il sera question aux v. 964 sqq.

962. La noire science. Sur ces « sçavans en la noire science », Nostradamus, Ruggicri, l'Escot, etc., cf. 1, 435, 441-415, Lettres; Hist. Univ., IV, 223, 232; Brantôme, V, p. 240, 297, 291, 292.

Vous.garderez les biens, les eslats, les honneurs, Pour d'Italie avoir les fins empoisonneurs,

Pour nourrir, employer cette subtile bande,

Bien mieux entretenuë, et plus riche et plus grande Que celle du conseil; car nous ne voulons point Que conseillers subtils, qui renversent à point

En discords les accords, que les traistres qui vendent

À peu de prix leur foy, ceux-la qui mieux entendent

A donner aux meschans les purs commandements,

En se servant des bons tromper leurs instruments. La foi par tant de fois et la paix violee

Couvroit les faux desseins de la France affolee

Sous les traittez d'accord ; avant le pourparler

De la paix, on sçavoit le moyen de troubler.

Cela nous fut depeint par les feux et la cendre

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