‹ Les Traitements Actuels du TabesChapitre 13 sur 42 · SD TE · texte numérisé non relu

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tabes, nous semble mériter mieux qu’une simple mention, témoin le brillant succès que lui a dû Ruwr.

Nous parlons ici même du massage, parce que nous le considérons dans la plupart des cas comme un modificateur du système nerveux, dont il excite les fonctions et accélère les échanges. Son action, dans quelques cas, est tout autre, notamment dans le massage musculaire qui trouve ses indications chez le tabétique après les bains, les affusions et dont les effets sont souvent remarquables. Nous nous rappelons un malade qui, arrivé à La Malou, incapable de se tenir sur ses jambes, pouvait, après le massage énergique qui succède au bain, faire une promenade, appuyé sur deux cannes, puis progressivement la faculté de marcher disparaissait jusqu’au massage suivant.

Quelque partisan que l’on soit de l'efficacité des cures thermales antitabétiques, nous pensons que le résultat fonctionnel que nous venons d’indiquer ne saurait être cité en faveur de Paction balnéothérapique. Mais ceci est d'ordre général; il est évident que le massage se trouve indiqué chez les tabétiques asthéniques, chez ceux qui ont de l’atrophie musculaire.

Il est un massage qui nous a donné d'excellents résultats dans le tabes, c’est celui de la colonne vertébrale.

Le malade doit être couché sur le ventre, ou assis sur une chaise, face au dossier, le dos tourné au médecin, dans un état de relâchement musculaire aussi complet que possible.

L’effleurage se fait avec les trois doigts moyens, de la base du sacrum à la racine du cou, puis, lorsque la disparition de l’hyperesthésie dorso-lombaire, si fréquente, permet un massage plus énergique, on pratiquera les manœuvres suivantes : la pulpe des deux pouces est enfoncée de chaque côté et aussi près que possible de la ligne saillante des apophyses épineuses, les quatre doigts largement ouverts prennent un point d’appui solide sur la partie latérale des jambes

ou du thorax, et les pouces sont ramenés obliquement de haut en bas et de dedans en dehors, suivant la direction des espaces intercostaux, d’abord légèrement, puis en appuyant de plus en plus fort. Cette manœuvre, commencée en bas, au niveau du sacrum, s’exécute de bas en haut. Pour terminer la séance de massage, on pratiquera des pressions successives aussi rapprochées que possible, immédiatement en dehors de la ligne des apophyses épineuses, en procédant toujours de bas en haut.

Les résultats de ce genre de massage sont surtout manifestes contre les phénomènes douloureux du tronc et des membres, contre ces douleurs profondes, dorsales, que les malades localisent dans leur rachis, contre les sensations de courbature musculaire si pénibles et si fréquentes. Enfin il nous a paru que les troubles de la sensibilité étaient heureusement modifiés, mais nos observations ne sont pas assez nombreuses pour que nous puissions affirmer ce fait; nous avons voulu seulement le mentionner.

MÉDICATION TONIQUE. — C’est encore contre l’élément nerveux du tabétique qu'est dirigée la médication tonique.

Voici l’une des formules préférées de Ers :

Mactate de tér mes r ù

3 à 5 grammes Extrait mou de quinquina,.... TRÈS — Teinture de noix vomique. .... 4 à 8 centigrammes Extrait de gentiane......., tte DS Pour 100 pilules. — 1 à 2, trois fois par jour, à la fin des repas.

MÉTHODES BROWN-SÉQUARD ET CONSTANTIN PAUL. — Nous rangeons à côté des médications précédentes, comme s'adressant surtout à l’état nerveux, deux méthodes qui, dans l'esprit de leurs auteurs, avaient un mode d’action tout différent : ce sont les méthodes de Brown-Séquarp et de Cons- TANTIN PauL.

La première, dont l'application fut généralisée au tabes,

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parut tout d’abord fournir des résultats remarquables. Les communications de Browx-Siquarp à la Société de biologie en 1892 et 1893 eurent un écho retentissant: on expérimenta la méthode. Binon et Anpré publièrent chacun un cas de guérison, puis le silence se fit autour de la méthode appliquée au tabes, dont la raison fut le peu d'efficacité du procédé, son action n'étant nullement spécifique, comme on lavait cru un moment.

ConsranriN Pau eut l’idée que l'injection de substance nerveuse aurait une action curative sur le tabes. Sur 24 cas, il y eut 12 améliorations marquées, 5 améliorations légères. Quelques auteurs enregistrèrent des succès (HawmonD et Coc- Lis) et Vicrororr (Cong.de Moscou) estime que l’organothérapie doit ètre employée dans le traitement des maladies du système nerveux, le tabes en particulier, puisqu'il s’agit de subsilances ayant un rapport avec la nutrition moléculaire; de plus il note Putilité incontestable des injections de liquide testiculaire dans le Labes.

Faut-il avec Ere (1) s'abstenir d’une conclusion sur la valeur de l’organothérapie et dire avec lui (2) qu’elle n’a pas été suffisamment expérimentée ? |

Les faits rapportés par Grasser au Congrès de Moscou, ceux de Haupré et TaREL injectant 4 centimètres cubes d’une solution de glycérine au quart et obtenant autant de succès qu'avec le liquide testiculaire, les résultats, bien connus de tous, que l’on obtient chez les neurasthéniques en injectant de l’eau stérilisée seule, nous font penser que la question doit être dédoublée pour être appréciée justement.

Il faut tenir compte de deux modes d'action, l’un purement suggestif, et alors qu'importe le liquide injecté, que ce soit de Peau claire ou du liquide testiculaire, l'autre qui ap-

(1) Ens, Sammlung klin. Vortrage, 1886, V. 150. (2) Er8, Deutsche medicin. Zeilung, mars 1897.

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partient en propre à la substance injectée et qui par conséquent varie avec celle-ci. Le liquide séquardien, la substance nerveuse n’ont pas semblé supérieurs aux injections de sérum artificiel ou de glycérophosphates, leur action est purement tonique, il n’y a donc pas lieu de les préférer aux seconds dont l'emploi est plus simple.

Nous empruntons à Grasser (Congrès de Moscou) ce qui va suivre: On injectera tous les jours, avec laseringue de Roux, 20 ou 40 centimètres cubes d’une solution à 7 0/0 de sel marin qu’on additionnerait de 200 à 700 grammes d’eau, s’il y avait de la douleur locale au moment de l'injection.

Suivant l'exemple de Wnscow, de Croca etd’autres, on'peut aussi injecter des phosphates. On mettra par exemple du phosphate de soude, 2 grammes avec du chlorure de sodium, 6 grammes dans 200 à 500 centimètres cubes d’eau bouillie.

FerranD fait aussi des injections de phosphate de soude, en doublant ou quadruplant le taux de Ja solution de Croce.

Bauer injecte le sérum suivant:

Phosphate-de soude. ee. FR 3 grammes Sulfate de soude......... Sidorpaee 2 = Chlorure-de/sodium::..,.1932.22% I — Acide phénique neigeux.......... te o gram. 5o LD LL OO ETS RUE ‘ 100 CC.

Rom injecte 1 à 3 grammes d’une solution aqueuse de glycérophosphate de soude au quart, pendant trente jours de suite, où un sérum artificiel à base d’albumine et de glycérophosphates; en même temps il donne à l’intérieur deux cuillerées à soupe, par jour, de:

Glycérophosphate de chaux...,,...., 3 grammes — de soude; #e, 7 — de potasse.....,. ? aa 1 gramme.

— de magnésie, ...., — defense

Teinture de noix vomique....,....., ( aa o gr. 50 c.

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