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CHAPITRE IT

Indications thérapeutiques tiréesdes causesextra-syphilitiquesetdu terrain

La syphilis, cause fréquente, presque constante du tabes, n’est pas un facteur étiologique unique ; il existe, soit isolées, soit associées à la syphilis, d’autres causes capables de donner naissance au processus tabétique.

Tantôt le sujet est syphilitique et la part suivant laquelle interviennent la syphilis et le nouveau facteur étiologique est difficile à faire; tantôt, au contraire, le sujet n’est pas syphilitique et la relation apparaît nettement causale entre tel facteur donné et le tabes.

Ce sont ces différentes causes extra-syphilitiques que nous allons passer en revue, pour en déduire les propositions thérapeutiques qui en découlent. Dans la plupart des cas, ces règles ressortissent à l’hygiène, leur ensemble constitue les ® mesures diétético-hygiéniques dont l'application s'impose chez le tabétique.

Nous négligerons volontairement d'envisager les cas complexes, qui sont pourtant ceux de la pratique, dans lesquels la syphilis est associée à l’un des facteurs dont nous allons parler. La règle, dans ces cas, est d'utiliser toutes les indications thérapeutiques, que l’on rencontre, en faisant une large part à celles qui découlent de l’existence de la syphilis.

L'origine traumatique du tabes paraît être aujourd’hui un fait bien démontré. L'abus qu’avaient fait de ce facteur étio-

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logique les anciens cliniciens est sans doute la cause du peu de valeur qu’on lui attribuait de nos jours; cependant des observations exactement prises ont démontré que le trauma seul peut engendrer le tabes. Il nous suffira de citer les noms de SPiLLManN, Parisor, Hirr, Lowers et surtout KLem- PerER et LEYDEN, qui ont été les défenseurs de lorigine traumatique du tabes et de rappeler les onze observations probantes, aujourd’hui connues, de tabes traumatique, dont 6 sont dues à Kcewrerer, 2 à Hirzic, 2 à Ere, 1 à HorrmANx.

Puisqu’il est admis que le trauma seul peut engendrer le tabes, il nous parait rationnel d'admettre que le trauma, facteur étiologique unique dans quelques cas, pourra donner naissance au processus tabétique et devenir cause occasionnelle, alors que le sujet se trouve dans des conditions favorables au développement du tabes. C’est d’ailleurs une des causes qu'indiquent souvent les malades comme point de départ de leur affection.

Un fait est certain : c’est que, chez beaucoup d’entre eux, les premiers symptômes n’ont fait leur apparition qu'après un violent trauma.

Rapprochons de cette constatation l'influence fâcheuse, quelquefois déplorable, qu'ont sur les tabétiques en cours de traitement les chutes qu’ils font si volontiers. IL faut, dans ces cas, faire la part de l'influence psychique, mais alors même que l’on tient compte dans une large mesure de-cette influence, l'effet désastreux de ces traumatismes sur la marche même du tabes n’en reste pas moins évident.

On trouvera, dans nos observations, quelques exemples de l'influence du traumatisme, notamment celui d’un malade atteint d’une ataxie très marquée, puisqu'il ne pouvait faire un pas sans être fortement soutenu par un aide, et qui, au bout d’un mois de rééducation, se levait seul d’une chaise et pouvait faire de courtes promenades avec une canne. Le ma-

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lade en question fit une chute violente sur le genou et le côté et fut obligé de garder le Lit quelques jours; quand nous le revimes, son ataxie était aussi marquée, sinon plus, qu’au premier jour, une arthrite du genou à gros épanchement s'était développée, quitraîna en longueur et nous fit craindre une arthropatie tabétique. Chez ce malade, trois mois de rééducation furent nécessaires pour arriver au résultat obtenu cn un mois, avant la chute.

Nous voulons rapprocher de ces traumatismes les perturbations psychiques de toute sorte, véritables traumatismes encéphaliques. Cest une cause que nous trouvons indiquée d’une façon vague comme prédisposant au développement du tabes ou à Papparition de certains symptômes. Dans quelques cas, la relation nous a paru si évidente que nous attribuons à ces causes un rôle aussi important qu’à celui du trauma. L’un de nos malades ressentit les premiers troubles oculaires après la perte d’une partie de sa fortune, un autre après la vive douleur où Pavait plongé la mort de son père, une autre de nos malades fut prise de douleurs fulgurantes

rebelles à la suite d’un accident de chemin de fer où son

mari avait failli mourir. Nous ne voulons point insister sur ces choses plus qu'il ne convient ; il nous suffit de les avoir indiquées.

La conséquence thérapeutique qui découle de ces faits est la suivante : Éviler à tout sujet qui se trouve dans des conditions favorables au développement du tabes toute cause de traumatisme physique et psychique. Éviter au tabétique ces même causes. C’est l’idée qu’exprime Eng, quand il dit aux tabétiques : Vivez comme des vieillards.

L'influence des divers agents sclérosants a été relevée dans le tabes, soit à titre isolé, le sujet n’étant pas syphilitique, soit à titre associé.

Les intoxications saturnine, tabagique et alcoolique, « Zx-

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