‹ Les Traitements Chirurgicaux Dans Les Mégacôlons De L'EnfanceChapitre 15 sur 59 · LEE RUE · texte numérisé non relu

LEE RUE

De tous ces plexus naissent des filets qui accompagnent les artères mésentériques et ne forment qu’une seule areade. Au niveau de la moitié du transverse, il y a anastomose entre les rameaux du plexus mésentérique supérieur et ceux du plexus mésentérique inférieur.

En résumé: «Le sympathique proprement dit et le € parasympathique se distribuent aux mêmes territoires « mais ce sont deux systèmes bien distincts, et par leur « origine et par le trajet de leurs fibres et par leurs propriétés € physiologiques » (HoveLacque).

PHYSIOLOGIE DU CÔLON

Nous envisagerons successivement les phénomènes biochimiques au niveau du côlon et sa motricité.

À). Travail bio-chimique.

Le gros intestin n’est pas un organe digestif, ce n’est qu'un appareil d'évacuation. Il s’y produit malgré tout une absorption des hquides, qui fait que les matières fécales, arrivées du grêle semi-épaisses, sont dures et déshydratées à la défécation. Au niveau du sigmoïde où l’absorption des hquides est pratiquement nulle, il se fait surtout une absorption des gaz.

Au point de vue microbien, la résorbtion des toxines, causées par la fermentation et la putréfaction intestinale, active dans le côlon droit, devient peu importante au niveau du côlon gauche et de l’anse sigmoïde en particulier.

On comprend donc que la constipation gauche soit relativement bien supportée, alors que celle du côlon droit est mel tolérée et donne assez rapidement des signes d’intoxication stercorale (céphalée, etc...)

B). Motricité.

Comme nous l’avons fait précédemment, en exposant

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la morphologie du côlon, nous allons étudier successivement sa motricité chez le nouveau-né et l’enfant. Mais auparavant rappelons brièvement la constitution du gros intestin. Il comprend quatre tuniques : la séreuse ; la tunique musculaire formée de 2 couches : l’une superficielle, incomplète, constituée par des fibres longitudinales, l’autre profonde, par des fibres circulaires ; la sous-muqueuse qui est une mince lame de tissu cellulaire lâche ; enfin la muqueuse ne présentant ni villosités, ni valvules conniventes, mais des plis appelés valvules coliques.

Chez le nouveau-né la motricité du côlon est tout à fait différente de celle de l'adulte ou même de l’enfant, chez lesquels le tableau est sensiblement identique. L'arrivée du chyme dans le côlon est rapide. En effet à cet âge la valvule iléo-cæcale ne fonctionne pas et lorsque les matières atteignent le eæcum, l’estomac n’est pas encore complètement évacué. Dans le côlon ascendant le bol fécal va monter progressivement pendant un laps de temps variable de 1 à 3 heures environ. Cette progression est beaucoup plus rapide dans le transverse. Dans le côlon descendant elle se fait encore plus vite. De l’angle gauche le bol fécal passe immédiatement dans le sigmoïde, d’où il est évacué par fractions. Alors même que le grêle n’a pas encore fini d’amener au Cæcum les résidus alimentaires qui ont échappé à sa digestion, il y a déjà eu une selle. Puis, très rapidement, vers l’âge de deux mois, les phénomènes changent d’allure : lorsque l’arrivée au gros intestin a lieu, l'étape stomacale est terminée ; lorsque la défécation se produit, tous les résidus alimentaires sont dans le côlon.

Vers un an on arrive à un état physiologique qui est très comparable à celui de l'enfant, ou même de l’adulte chez lequel cependant le transit intestinal est beaucoup plus rapide. Chez l'enfant, pour À. OpPexnEIMER il y a 3 phases : péristallisme des haustrènes, grand mouvement du côlon et remplissage de l’anse sigmoïde. Après le grêle le mélange

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se fait dans le côlon ascendant où il se forme des haustrènes, pendant 6 à 7 heures, puis inactivité pendant 24 heures environ. Îl se fait ensuite quelques contractions énergiques qui poussent rapidement le contenu du côlon dans le descendant et 30 à 36 heures après le repas l’anse sigmoïde est remplie. Normalement les matières ne dépassent pas le sphincter pelvi-rectal, quoiqu'il ne soit pas démontré indiscutablement, comme le pensent certains anatomistes, qu'il existe un véritable sphincter à ce niveau. Quand la quantité de matières, amassée dans le sigmoïde, est suffisante pour donner l’envie de déféquer, il y a un relachement des sphincters pelvi-rectal et anal et la défécation se produit.

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