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ils peuvent être : légers, se traduisant alors par des petits signes de rétention stercorémique tels que céphalée, anorexie, pâleur, amaigrissement ; ou graves, le malade présente alors un état général grave, le faciès est plombé, les traits tirés, les yeux excavés, le pouls rapide. En dehors même de la qualité des parois intestinales, les signes d’intoxication stercorémique sont plus ou moins marqués, suivant qu’il s’agit d’une stase totale ou terminale. Légers dans ce dernier cas, ils sont beaucoup plus graves s1 la stase est totale et peuvent même aboutir au coma et à la mort si on n'arrive pas à la faire céder.
b) La distension abdominale. — C’est le second signe, capital lui aussi. On doit y attacher encore plus d’importance qu’à la constipation. On a vu en effet, dans quelques très rares exceptions, la constipation manquer, mais la distension abdominale n’a jamais fait défaut. Elle aussi présente les mêmes caractères de constance, de précocité et d’accroissement progressif, Elle fait généralement suite à la constipation dont elle est la conséquence directe. C’est un signe qui frappe au premier examen. Cette distension s’exagère encore pendant les périodes de rétention. Et alors même que la constipation existait avant elle, e’est presque toujours la distension abdominale qui amène les parents à consulter. Nous avons dit tout à lheure que la rétention gazeuse n'existait pas. Il faut donc qu'il y ait production d’une quantité considérable de gaz ; leur formation est vraisemblablement due à la fermentation provoquée par une stase prolongée. L’abdomen peut atteindre des dimensions considérables, donnant une déformation en tonneau, en ballon.
À l'examen d’un enfant porteur de mégacôlon en période de rétention, on voit à l'inspection un ventre énorme distendu, dont la peau blanche, amincie, avec arborisations veineuses très développées, laisse deviner les contours de