‹ Les Traitements Chirurgicaux Dans Les Mégacôlons De L'EnfanceChapitre 26 sur 59 · IV. DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

IV. DIAGNOSTIC

Le diagnostic positif d’un mégacôlon présentant la triade symptomatique : constipation, distension abdominale, ondes péristaltiques visibles ou perceptibles à la palpation sous la paroi abdominale, est en général extrêmement facile, à condition d’y penser. Comme c’est malgré tout une sectes rare, 1l ne faudra tout de même pas voir partout des mégacôlons. Il est d’ailleurs très facile de ne pas se tromper, puisque l’on dispose de la rectoscopie et surtout de la radioscopie qui permettent d’aflirmer le diagnostic. Le mégacôlon est une entité qui présente des caractères anatomiques extrémerent bien définis et l’on ne saurait parler de maladie de Hirschsprung sans une dilatation persistante et considérable du gros intestin, constatée à plusieurs reprises à la radio.

Le diagnostic différentiel est très facile chez le nourrisson. S'il s’agit d’une rétention méconiale, on vérifie d’abord sil n’y à pas d'imperforation anale. On recherche aussi une fissure, cause de spasme, un rétrécissement congénital de l'intestin, qui ne pourra être décelé que radiologiquement. Lorsque la distension apparaît on est frappé de sa précocité, qui permet d'éliminer le gros ventre rachitique, en effet dans ce cas l’abdomen au lieu d’être tendu, dur, tympanique, est flasque, mou, non tympanique, sans réactions péristaltiques.

Chez le grand enfant on a plus de causes d’erreur à éliminer. La plus fréquente est celle qui consiste à prendre une dilatation mégacolique pour une péritonite tuberculeuse et réciproquement. Cette erreur est loin d’être exceptionnelle

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et on devra y prêter la plus grande attention, qu'il s'agisse de la forme ascitique ou de la forme fibro-caséeuse. Dans la forme avec fécalome volumineux on évitera l'erreur avec une tumeur du petit bassin, un kyste de l’ovaire, un kyste du mésentère, etc.

Enfin il est très difficile climquement, de différencier les mégacôlons de certains dolichocôlons. L'erreur est évitée par l’examen radioscopique, qui reste dans chaque cas l’épreuve permettant d'affirmer catégoriquement le diagnostic de maladie de Hirschsprung.

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