SEEN TER
telle et régressive. » Logiquement il devrait done y avoir une régression des symptômes après une intervention localisée, Limasser dans sa thèse (Paris 1935) a publié deux observations corroborant ces faits.
Ainsi dans certains cas, on croit avoir affaire à un mégacôlon total et l’on n’osera pas le traiter par colectomie totale surtout chez l'enfant ; mais on pourra constater à l’ouverture de l'abdomen, pratiquée pour entéro-anastomose dans la plupart de ces cas, qu'il s’agit en réalité d’une ectasie sigmoïdienne avec rétrodilatation secondaire, dont les caractères macroscopiques sont assez aisément reconnaissables. Cette constatation comporte une sanction thérapeutique différente et l’on peut être amené à faire alors une colectomie segmentaire.
Nous avons vu, au cours de l’étude de l’anatomie pathologique, que parallèlement à la dilatation intestinale existait un allongement du méso-sigmoïde. Cet allongement qui existe même dans les autres formes de mégacôlon, est beaucoup plus important au niveau de l’anse sigmoïde et donne à l'intestin une très grande mobilité. Cette mobilité est d'autant plus grande que le méso est plus long ; la longueur de ce dernier est en rapport le plus souvent avec l'importance de la dilatation.
Le mésocôlon, dans la maladie de Hirschsprung, est toujours épais, infiltré d’une adénopathie inflammatoire sil s’agit de gros mégacôlons. Cette adénopathie mésocôlique peut être très volumineuse, mais il est exceptionnel qu’elle s'accompagne de réactions inflammatoires telles qu'il y ait des brides ou des adhérences de péricolite. Si elles existent elles peuvent expliquer en partie la pathogénie ; en Les méconnaissant on risquerait de rendre illusoire le traitement chirurgical.
De ces quelques constatations sur le mégacôlon sigmoïdien nous tirerons une conclusion thérapeutique : les interventions sur la portion pelvienne du côlon sont plus