‹ Les Traitements Chirurgicaux Dans Les Mégacôlons De L'EnfanceChapitre 36 sur 59 · POSE · texte numérisé non relu

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la spasme sphinctérien. En somme ces trois méthodes ont leurs défenseurs et toutes ont donné des résultats. Mais il semble bien malgré tout, que la ramisectomie gauche est insuflisante et notre préférence, s’il nous est permis d’en avoir une, va à la dernière décrite.

Récemment J. Morron et MErLE Scorr ont précomisé, dans l'emploi de l’anesthésie rachidienne, un moyen de dépistement d’une activité hypersympathique comme cause des troubles du mégacôlon. C’est à la suite d'expériences faites sur des chats et que nous avons relatées précédemment qu’ils en ont eu l'idée. Ils l’ont pratiquée chez deux de leurs malades. Nous n’avons relevé qu’une de ces observations (Obs. X), l’autre n'ayant pas été suivie d’intervention. Ils ont obtenu une nette amélioration des symptômes cliniques, immédiate et assez durable qui, complétée dans le cas que nous avons cité par une ganglionectomie lombaire bilatérale, a donné la guérison. Sans vouloir la considérer comme un moyen de traitement, l’anesthésie rachidienne aurait le gros avantage de montrer quel peut être le résultat d’une interruption opératoire de l’imnervation sympathique. Mais, à notre avis, la rachianesthésie en elle-même présente des risques qui ne sont pas négligeables, surtout chez l’enfant, ce qui rend son emploi systématique difficilement possible.

Quelles conclusions faut-il tirer de ces méthodes de traitement neuro-chirurgical du mégacôlon ? Peu employées en France, nous n’avons trouvé que les 2 cas que nous avons reproduits (Obs. XVII et XVITT), elles ont par contre à l'étranger et surtout dans les pays de langue anglaise, de nombreux défenseurs qui paraissent avoir obtenu des résultats très encourageants. Ces résultats semblent être surtout symptômatologiques. Au point de vue anatomique ils paraissent beaucoup moins nets et satisfaisants. Mais

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DÉTPARUE,

Lericme (Obs. XVIT) a obtenu un remarquable résultat anatomique. Îl est bien entendu que ce sont des opérations qu'il ne faut pas faire lorsqu'il s’agit d'accidents aigus et lorsque, le volume colique énorme rend la’ sympathectomie difficile et peut-être dangereuse. Les interventions pratiquées ne remontent pas à très longtemps et il faudrait être sûr que les améliorations ou guérisons obtenues, persisteront indéfiniment. Nous ne pouvons le savoir. On ne peut pas repousser systématiquement cette thérapeutique, que le temps jugera ; elle présente en effet, sur beaucoup d’interventions chirurgicales pour mégacôlon et en particulier chez l’enfant, l’avantage incontestable d’être à peu près inoffensive.

Si l’on veut pratiquer ce mode de traitement, il faudra se garder cependant d’être trop systématique comme le sont peut-être les auteurs anglais et américains et éliminer tous les mégacôlons acquis, c’est-à-dire ceux qui ne sont qu’une rétro-dilatation due à un obstacle au cours des matières. De plus, comme toujours chez l’enfant, on devra instituer d’abord un traitement médical. Mais en cas d’échec, 1l semble qu’il y ait intérêt à ne pas trop attendre pour éviter d'atteindre le stade où le côlon n’est plus qu’un énorme sac inerte et scléreux sans aucune réaction ; cette thérapeutique fonctionnelle risque alors de rester inopérante. LericHe pense que c’est à ces interventions sympathiques qu’il convient de s’adresser précocement dans le mégacôlon, plutôt qu'aux colectomies.

En résumé, pour terminer ce chapitre d'étude du traitement étiologique concluons en disant que, lorsqu'il est applicable, il doit toujours l'être précocement avant que des lésions anatomo-pathologiques trop graves soient constituées. Ajoutons qu’une de ces interventions paraît vraiment peu efficace, c’est la résection valvulaire qui ne peut être conservée, car la valvule tout en s’opposant bien au

passage des matières ne constitue pas en elle-même un obstacle véritable ; elle n’a en effet pas d’individualité propre et n’est que la conséquence d’une coudure à l’union du rectum et du côlon sigmoïdien.

Une autre opération beaucoup plus simple est autrement efficace : c’est la dilatation anale qui doit toujours être associée à un traitement nécessaire pour la rééducation intestinale.

Enfin, en ce qui concerne le traitement neuro-chirurgical, disons que si tous les mégacôlons n’en sont pas Justiciables, il est des cas où on est en droit de l’employer. À l’heure actuelle 1l est une nécessité en chirurgie du système nerveux sympathique, de développer des méthodes exactes pour déceler une hyperactivité du sympathique dans ses différents domaines. Peut-être la rachianesthésie permettra-t-elle dans le cas des mégacôlons, de savoir s’ils ont comme origine une hyperactivité de ce système et de prévoir à l’avance avec plus de précision, quels sont les cas qui sont susceptibles d’être améliorés ou guéris par ces méthodes thérapeutiques.

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