OBSERVATION VI
(Bexsaune Er Despras in Thèse Srirré)
Enfant de 9 ans atteint de mégacôlon avec un spasme anal et une bride rectale accessible au toucher. Sur le conseil du D' BeEN- SAUDE, le D' Despras appelé d'urgence au cours d’une crise d’occlusion pratiqua une dilatation de l’anus et du rectum sous anesthésie générale. Il put ainsi évacuer 6 kilogs et demi de matières mélangées à de gros fécalomes.
OBSERVATION VII (Larpennois in Bulletin Société de Chirugie 1924)
Jeune garçon de 16 ans, atteint d’un énorme mégadolichocôlon. À cette époque en 1920, 1l était de petite taille et plutôt chétif, son périmètre abdominal mesurait 78 centimètres, la base du thorax était fortement évasée sous l’influence du ballonnement abdominal. La respiration était courte, l’aérophagie manifeste, le cœur refoulé.
À l’examen du ventre, on sentait à la partie haute du côlon gauche une masse allongée du diamètre de 2 poings, qui avait été considérée par un médecin, comme une tumeur du rein et qui n’était autre chose qu’un volumineux coprome. Au-dessous le côlon iliaque distendu était de consistance plus molle et gonflé de gaz et de boue liquide. Les ondes péristaltiques habituelles au mégacôlon n'étaient pas continuelles. Elles s’accompagnaient de brèves coliques. La mère de l’enfant expliquait que sa constipation datait de l'enfance, extrêmement rebelle.
Au moment où l’on vit le malade, malgré tous les purgatifs et lavements répétés, l’enfant n’évacuait plus son intestin que très irrégulièrement. Souvent la vidange se faisait en quelque sorte par regorgement. Dans un mouvement brusque, en courant, l’en-
fant laissait tomber dans ses vêtements une quantité déconcertante de matières boueuses, brunes, d’odeur fermentée. La quantité de gaz expulsés par l'enfant était considérable. La répétition et le fracas de ces expulsions étaient le thème inépuisable des plaisanteries de ses frères. Cependant sa santé s’altérait, l'appétit était tombé, encore que les vomissements fussent exceptionnels.
L'examen radiologique pratiqué montrait l'extrême développement du mégadolechocôlon. Un litre de solution barytée ne remplissait même pas tout le côlon pelvien chez ce garçon de 10 ans. Un repas baryté était encore tout entier dans le côlon après quatrevingt dix heures, et il fallait huit jours de purgation et de lavements pour. le faire disparaître.
La mère avait demandé divers avis médicaux et chirurgicaux, et la conclusion adoptée était qu’une colectomie s’imposait.
Le toucher rectal permit de constater la présence d’une contracture permanente du muscle releveur de l’anus, extrêmement développé comme hauteur et comme puissance.
Cette hypertrophie anatomique et fonctionnelle du muscle releveur pouvait être la cause déterminante de la stase et de la distension progressive. L’aérophagie habituelle des constipés créant une aérocolie excessive était le deuxième facteur étiologique.
Première intervention pratiquée le 2 février 1920 : dilatation du canal ano-rectal sous anesthésie générale suivie d’une simple rééducation intestinale à l’aide de parafline, eau de Bourget, extrait de bile.
Le résultat fut excellent. L'enfant qui jusque-là était obligé de se livrer à de longs et pénibles efforts pour s’exonérer, put se débarrasser facilement et régulièrement. Il avait, 6 mois après, perdu 13 centimètres de tour de taille et pris 7 kilogs.
Deuxième intervention pratiquée en septembre 1921 : pour assouplir encore le releveur.
Depuis l’état est entièrement satisfaisant. 4 ans après la 2€ opération, le malade va régulièrement à la selle 2 fois par jour sans prendre aucun laxatif sauf un peu de paraffine : le ventre est d’aspect normal. L'examen radiologique montre que le volume du mégacôlon est déjà réduit des deux tiers.
OBSERVATION VIII (Furzerron in Thèse SerzLé)
Enfant de 2 ans et 4 mois toujours constipé surtout depuis l’âge de 9 mois. L’abdomen s’est peu à peu distendu et depuis quelques temps, l’état général a nettement fléchi. L'enfant vomit depuis plusieurs jours.
À l’examen : abdomen distendu parcouru de mouvements péristaltiques. Le toucher rectal permet d'atteindre du côté du promontoire un anneau de contracture infranchissable.
Intervention : Anesthésie générale ; après dilatation anale, dilatation prudente aux doigts de l’anneau. Les jours suivants débâcle intestinale. Douze jours après on introduit au niveau de la sténose un ballon de caoutchouc piriforme, rempli d’eau, qu’on laisse en place 24 heures. Depuis l'enfant va mieux, selles régulières. Deux mois après nouvelle dilatation analogue à la première pour plus de sécurité. 3 mois après la radio montre que le côlon est resté très distendu malgré que le lavement passe facilement. Le spasme n’est donc pas tout dans cette affection.
OBSERVATION IX (Barre in Thèse Seirré)
Enfant de 2 ans et demi, extrêmement constipé. Il présente une fissure anale avec une contracture très marquée du sphincter. Dilatations digitales quotidiennes, massages, médication tonique : pas d'amélioration au bout de 6 mois. L’enfant est tellement faible qu’on pense à une amyotrophie progressive qui n’est pas confirmée. La constipation et la contracture du sphincter persistent. Les. examens radiologiques confirment l'existence d’un mégacôlon.
On reprend le traitement médical ; sulfate de soude, magnésie à petites doses, noix vomique, massages et électrisation de labdomen. On obtient ainsi une selle quotidienne. Sous anesthésie générale on fait une nouvelle dilatation du sphincter. 3 mois plus tard l’enfant va mieux, mais la radioscopie montre une distension inchangée de l'intestin, cependant que le sphineter anal reste contracturé. Section chirurgicale du sphincter. L'enfant est mieux, a engraissé, mais n’est pas guéri de son mégacôlon. Barrie redoutant la colectomie chez l’enfant va tenter la ramisection du 1er ou du 2€ rameau lombaire communiquant blanc.