‹ Les traités de commerce; texte de tous les traités en vigueur, notamment des traités conclus avec l'Angleterre, la Belgique, la Prusse (Zollverein), et l'ItalieChapitre 15 sur 196 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

mais survinrent les événements d'Orient et l'œuvre devint plus difficile que jamais. En 1843, néanmoins, on essaya une fois encore de faire quelque chose ; mais au premier bruit qui transpirait, les meneurs du parti démasquaient leurs batteries, toujours prêtes. Il semblait cependant naturel de traiter avec le pays dont le commerce est le plus lié au nôtre et qui peut le mieux nous approvisionner de nos plus précieuses matières de travail. L'Angleterre avait' pris les devants dès 1826 en concluant le traité de navigation qui nous accordait l'égalité des pavillons. En 1849 elle rappela le fameux acte de Cromwell, c'est-à-dire nous fit des avances nouvelles, sans doute parc,e qu'elle se sentait capable de lutter sans désavantage, mais non pas, comme on Ta voulu faire croire, par la certitude de nous écraser. Dès ce moment les négociations secrètes furent reprises, mais les chancelleries s'occupèrent uniquement, jusqu'en 1852, de l'interprétation et de l'application des règles de réciprocité posées par le traité de 1826. Le 24 septembre 1852, lord Cowley remit à notre ministre, qui l'accepta, un mémorandum concluant à la poursuite des négociations. On a vu plus haut comment le gouvernement français, devant l'opposition témoign^ par le Corps législatif et aussi par le Sénat, car il ne faut pas oublier les discours de MM. Lebeuf et Mimerel, ni les déclarations de M. Troplong, faites en 1852, au sujet de l'article du sénatus-consulte qui traitait de la prérogative impériale en matière de traités de commerce, comment, disons-nous, le gouvernement français dut ajourner ses projets. En 1859, on crut trouver à Londres une occasion favorable pour faire avancer les choses ; c'était à propos des 53 millions d'annuités de la dette qui allaient devenir désormais disponibles, de réduire les tarifs sans rien demander à personne, mais d'opérer la réduction de manière à faciliter l'introduction des principaux produits de la France, et de rendre ainsi plus aiaée la tâche des ministres qui, en France, proposeraient de faire un traité.

Louis Bonaparte, au temps où il vivait en Angleterre, avait suivi avec attention les débats de la Ligue et assisté à toutes les anciennes réunions que dirigeait M. Smith, ex-président de la chambre de commerce de Manchester et membre de la chambre des communes; mais il n'en laissa rien apercevoir

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