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général; on le retrouve à l'étranger en Angleterre, en Espagne, etc... (40)!
Par ses résultats, il aboutit à l’affranchissement d’une grande partie de la population rurale. Il se relie étroitement au mouvement de franchises qui transforme la condition de beaucoup de lieux existants. L'institution de nouveaux centres de population, en attirant ies hommes des seigneuries voisines, oblige les seigneurs à les doter de privilèges suffisants pour les retenir. D'autre part, les types de franchises établis pour les lieux existants servent souvent de modèle et de but pour les fondations de villes neuves (17).
D'ailleurs, il est parfois difficile de distinguer la simple concession de franchises de la fondation nouvelle. Souvent on décora du nom de villes neuves ou de bastides des lieux déjà anciens qu’on voulait faire prospérer. En sens inverse, la concession de franchises s’accompagnait fréquemment d'entreprises d'utilité commune, transformant la condition du lieu et y déterminant un afflux de population. En Lorraine le terme de ville neuve s'applique aux deux cas.
Dans ce mouvement, dès les débuts, les associations ont joué un grand rôle.
Quand une abbaye fonde une sauveté, souvent interviennent des seigneurs laïques qui font abandon de terres ou de droits de justice. En échange de leur cession, ils reçoivent une part dans les profits.
Ainsi, vers 1073, des laïques donnent un terrain à l’abbaye de Lézat pour y édifier une église. Les deux tiers (18) des revenus seront à l’abbaye; l’autre tiers reste aux concédants (18). L'abbaye de Conques fonde pareillement la sauveté de Coueilles à la suite d’une donation en alleu par des seigneurs laïques de la moitié de l’église et du village, des cens,
(16) Sée : Les hôtes, p. 119. — H. L., VII, p. 567.
(17) Ainsi la charte de Lorris. Voir : Prou, Coutumes de Lorris, P. Se et 455 ss. (T.) ; et la charte de Beaumont, Bonvazor : Charte, p. 92 ss.
(18) Frac, IL, p. 208, note 1.