VIII INTRODUCTION
aux deux tendances que j'étudie. Par cet acte, en échange des avantages de prévoyance assurés à ses nationaux, l'Italie promet de faire observer sa loi de 1902 interdisant le travail nocturne des femmes, de ne jamais revenir en arrière sur ses dispositions, quelles que puissent être les difficultés d'application, de surveiller le travail des enfants, d’instituer une inspection efficace du travail, le tout sur le modèle français. Enfin, les deux États s'engagent à prendre part à toute conférence diplomatique future pour l'établissement d’une législation internationale du travail. L'idée de telles réunions n’était pas nouvelle et même un essai avait eu lieu à Berlin en 1890, mais sans résultat pratique.
Dans les deux années qui suivent la convention de 1904 on voit, pour la première fois, ces tentatives aboutir sur l'initiative de l'Association internationale pour la Protection légale des Travailleurs appuyée par le Gouvernement suisse. A l'issue de la deuxième conférence de Berne en 1906, 7 États s'accordent pour la suppression
d'un poison industriel, le phosphore blanc: