‹ Les tramways et les chemins de fer sur routesChapitre 140 sur 245 · Expériences de la Gi« des Omnibus de Paris · texte numérisé non relu

Expériences de la Gi« des Omnibus de Paris

A côté des résultats que nous venons de faire connaître, il nous reste à placer ceux que la Compagnie des Omnibus de Paris a obtenus, il y a trois ans, dans des expériences dynamométriques faites sur ses diverses lignes de tramways et d'omnibus.

La voiture-tramway pesait en charge 6000 kilog., et la voiture-omnibus à 28 places représentait un poids de 3600 kilogrammes. Ou s'est servi du dynamomètre de MM. Morin et Poncelet, modifié par M. l'ingénieur Clair.

Ces expériences ont donné les résultats suivants :

La moyenne de l'effort de traction pour 1.000 kilogrammes a été :

Pour les tramways : de 10 kilogrammes ;

^ , ., i de 14 à 22 kilog. sur le pavé; Pour les omnibus : l a aM x oo i -i i j

/ de 21 à 33 kilog. sur le macadam.

Les expériences ost donné lieu aax remarques suivantes :

Le frein joue un grand rôle dans la conduite des Toitares« Manœuvré mal à propos, û est U cavse de résistamcee tom à fait anormales. Ainsi, dans une deseeme, le travail théoriqwe'^ ment est nul; pratiquement, il varie de 20 à 30 kiloframmèlres pour sue voitorentramway. Dans les expériences, il s'est élevé, avec des cochers maladroits, à 100 et même 150 kUegrammètres.

Le démarrage a nécessité un effort au collier variant de 3Û0 à 400 kilogrammes. Avec la bricole, l'efEbrt a été de 450, oOO et 600 kiiogâ-ammes.

Avec un bon cocher, l'efifoit développé au départ a été de 275, aOO et 350 kilogrammes, tandis qu'il a varié entre 400 eH 450 kilogrammes avec un cocher maladroit.

Une voiture dérsdlle dans une expérience ; l'effort de traiction sur le pavé s'élève de suite à 350 kilogrammes. Sur une ligne, la voie se trouve ensablée pendant 40 mètres environ. L'effort, qui était avant la partie sablée de 10 à âO kilogrammes, atteint sur ce parcours 100, 150 et âOO kilogrammes.

Le tirage des chevaux n'est pas constant. La voiture lancée roule souvent d'elle même. D'où l'on peut conclure que la vitesse pourrait être plus grande sans augmenter considérablement le travaiL

L^omnibtts fatigue plus les cbevaax que le tramway. Pour le premier, le travail par cheval et par jour est de 605.203 kil^ grammètres, tandis qu'il n'est que de 451.017 kilogrammètites pour le second, soil 154,186 de moins pour la voituretramway.

On a remarqué -que l'effort moyen qui était de lli et il5 kilogrammes sur une voie neuve, était descendu après 10 mois d'expfaùiatiiMQ à 4i et 68 kilogrammes.

De ce liai précède il résulte, qne la moyenne des effbsts nécessaires pour mettre une voiitvre-tramway des Oranilms en mouf^ment, varie entre 2S0 et 500 kilogrammes avec nne vitesse initiale de 1 mètre. M. Tresca avait trouvé dans ses expériences im effort de 360 kilogrammes su démarrage. M. John Philippe, en Angl^erre, a constaté que decx chevavx attelés à un car pesant 5.OA0 kilogrammes exerçaient an départ nn effort de 226 à 272 kilogrammes.

Ces diverses expériences, et d'antres que nous pamrions citer, démontrait que pour mettre en mouvement un car, les chevaux doivent exercer un effort de 5 à 6 fois plus grand qu'en marche. Les arrêts ft^éqw9nts le« usent vite; en peut dire qu'un cheval de tramway ne dure pas plus de 4 à 5 ans.

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