‹ Les tramways et les chemins de fer sur routesChapitre 190 sur 245 · kilog · texte numérisé non relu

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Puissance de traction 1.264 kilog.

NO 2 Om. 25 m. 36 m. 85 12 kilog.

Ces machines sont couvertes d'une légère toiture, comme celle de la figure 163.

A côté de la Métallurgique, nous pouvons citer quelques établissements belges qui fabriquent, pour les voies ferrées industrielles et posées sur les routes, des machines bien étudiées et très pratiques.

La Société de Saint- Léonard construit de petites machines à chaudière verticale représentées figure 165, qui conviennent au service des gares et aux petits chemins de fer d'usines.

Cette Société, qui jouit à l'étranger d'une réputation justement méritée, est arrivée à créer deux types de machines pour chemins de fer sur routes, qui font un bon service. Nous en donnons ci-dessous les dimensions principales. La locomotive du type A est en service sur le petit chemin de fer de Turin à Rivoli. L'autre, du type B, fonctionne en Suisse.

Type A Type B

Diamètre des cylindres m. 23 m. 28

Course des pistons. ....... Om. 40 m. 46

Fig. 165. — Locomotive à chaudière verticale de Saint-Léonard.

Nombre des roues motrices. ... 4 4

.Nombre des roues porteuses ... «

Diamètre des roues motrices ... m. 80 1 m. I.^

Id. porteuses . . » m. (JO

Eeartement des essieux 1 m. 50 4 m. 35

Longueur de la grille m. 79 1 m. 05

Largeur de la grille m. 59 m. 70

Surface de chaufife directe 2mq70 -4m(f35

Id. des tubes . . . 25mq60 26mq7«»

Pression effective 9 alm. 8 atm.

Poids de la machine vide 9.000 k. 14.000 k.

Id. en charge . .11.000 k. 17.500 k.

Traction théorique â.iGOk.. 2.590 k.

Traction effective (65 p. 0/0). . . 1.600 k. 1.700 k.

La maison Carels frères, de Gand, a livré aux. tramways du .Nord, pour la ligne de Lille à Roubaix. des machines de 10 tonnes, dont on paraît être très satisfait.

La Société de fllarcinelle et Couillet a la spécialité des locomotives légères pour voies étroites et des locomotii^es industrielles pour voies de 1 mètre à lm,50.

Les locomotives de la Société de John Cockerill, à Seraiu};. pour usines et petits chemins de fer, sont bien connues. Chaudière verticale, cylindres et mouvement à Pexlérieur des lougerons, légère toiture recouvrant entièrement la machine, voïlù leurs traits principaux. Elles pèsent en charge, suivant les types : 6,200 kilogrammes, 9,300 kilogrammes et 11,900 kilogrammes.

En France, les établissements du Creusot, de Cail et Cie, «le la Société des Batignolles. de Fives-Lille, dePassy, construisent de bonnes machines pour les chemins de fer sur routes à voie réduite, mais dont quelques détails ne semblent pas avoir éh* étudiés en vue d'un service spécial, qui tient du tramway et ilu chemin de fer ordinaire. Quelques spécimens de ce genre liguraient à PExposition de 1878.

La Société Cail avait exposé une machine de 3 tonnes, à voie de 0«»,80, pour les usines et les exploitations industrielles et agricoles (tig. 166). Cylindres, monument et distributions étaient extérieurs, alimentation avait lieu par un injecteur.

La même Société avait exposé une machine de 10 tonnes, à 6 roues couplées, à la voie de 1 mètre, construite pour les tramways de PEure. Mouvement extérieur; caisses à eau sur le côté; traverse descendant très bas pour faciliter le relevage en cas de déraillement; injecteur Chiazzari à l'eau chaude, et injecteur aspirant Friedman qui permet d*aspirer l'eau dans un puits ou

Jans un cours d'eau, diierieraenl, à 7 mèlres île profondeur, uvec nne pression de 3 atinos|Aères seulement duns l'injei'-

n'est que de 2,600 kilogrammca à ïide ; au dépar^ il est de 3,000 kilogramme». Les cylindres ont 0'",1jO de diamètre et les pistons Om.SSO de (?ourse. Diamètre des roues de 0ra,*5;

Fig. 167. - Locomotivo du Crsusot poui voie ôe fl".,T6,

adhérence de 500 kilogrammes et puissance de traction de 693.

avïc coetlicienl de 0",70 de la pression effective. Celle petite

machine sa comporte 1res bien en service.

IJI figure 168 reprodait l'ensemble d'une lo<:o»olive à 6 roues

couplées pour voie de 1 mètre. Son poids est de 10 tonnes 150 à vide et de 13 tonnes 500 à poids plein. Elle se rapproche beaucoup comme disposition générale de la machine de 10 tonnes dont nous venons de parler.

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Fig. 168. — Locomotive de 10 tonnes pour voie de 1 mètre.

La figure 169 représente la locomotive Compound du système Mallet, que les ateliers de Passy ont construite pour le chemin de fer de Biarritz et qui a été exposée en 1878.

C'est en apparence une machine ordinaire dont les cylindres et le mouvement sont extérieurs et les caisses à eau placées sur le côté, comme dans presque toutes les machines- tender :

Fig 169. — Locomotive Compound, système Mallet.

La vapeur est introduite, à gauche, dans un petit cylindre enveloppé d'un plus grand qui est plein de vapeur. Elle passe de là par un gros conduit dans le cylindre de droite qui est plus grand et où elle se détend.

Les cylindres communiquent entre eux et avec la chaudière

— 33* — Il appareil spécial, dit tiroir de démarrage, qui permet au n d'introduire à la fois de la vapenr dans les deux cylindres, lorsqu'il s'agit de démarrer avec nne forie cliarge ou de gravir une rampe. Des dispositions trùs simples permettent de varier A volonté la durée de l'inlroduc ion dans les deux rylindres séparément, et de modérer la pi-essîon dana le grand cylindre lorsque la machine marche avec admission directe sur

On comprend tout le parti qu'on peut tirer, pour les tramways et les chemins de fer sur roules, de la locomotive Mallei. L'économie de combustilile qu'elle donne et qui est aujourd'hui de 30 p. 0/0 de la consommation ordinaire, doit forcément entrer en ligne de compte, quand on a fl choisir une machine pour l'exploitation économique d'une petite ' Ugne. La machine

Mallet est en service depuis plusieurs

Bayonne à Biarritz,

de la lieuse, etc.

A l'étranger, elle

est employée sur

plusieurs lignes à

Fig. 170. -Locomotive pour eiplo.lation> f^^^^ ,j,^a^ ^^^^

agricoles. quelle» une ma-

eliine du système ordinaire ne pourrait coDTenir.

Signalons, en terminant cette revue des machines françaises, la machine des ateliers de Petit- Bourg pour le service des esploilalions agricoles. Sa cheminée américaine et son cendrier à clapet lui permettent de passer eajis danger d'incendie au milieu des champs de blé en pleine nialurilé (fig. 170).

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