Uachines américaines
Tous les ingénieurs ayant l'expérience des chemins de fer savent qu'une machine à quatre roues couplées du poids de iO tonnes a autant d'adhérence qn'une machine américaine de 30 tonnes également à quatre roues couplées, mais avec bogie à l'avant. 11 semblerait tout d'abord naturel d'adopter le premier type, de préférence au second, pour les chemins de fer économiques. Il n'en est rien cependant, et la machine à irairi radial ou i, bogie est eneoi* préférée aux Elats- Unis, 'parce qu'elle est
plus stable sur la voie à une certaine vitesse que la machine à quatre roues, et qu'elle se comporte mieux sur un chemin de fer en mauvais état.
Les figures 171 et 17:2 montrent la position en courbe d'une
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machine-tender à quatre roues couplées et d'une machine américaine à huit roues avec bogie. Pour pouvoir franchir les courbes raides, on est obligé de rapprocher les roues de la première comme dans les cars de tramways. Si l'on examine un de ces véhicules passant avec une certaine vitesse sur un croise-
ment de yoie, on le voit prendre une sorte de mouvement de galop. Or la vitesse d'un car est faible si on la compare à celle d'une machine, et son instabilité n'a pas de conséquences fâcheuses.
Il n'en est pas de même lorsqu'on a à exploiter une ligne en mauvais état, comme on en rencontre tant parmi les chemins de fer économiques.
L'addition d'un bogie enlève un tiers environ du pouvoir adhérent d'une machine. Mais les ingénieurs américains considèrent que l'accroissement de stabilité sur la voie et la facilité de passer les courbes, en--donnant à la machine une longue base de roues et un truck pour les roues porteuses, compensent et au delà la perte de l'adhérence.
Dans la locomotive de Billerica et Bedford, qui est à huit roues, le poids de la machine et de la chaudière est porté par les roues motrices comme dans une machine à quatre roues couplées.
Fig. 173. — Locomotive du Billerica et Bedford Railroad.
En prolongeant le châssis au delà de la boite à feu, on a ménagé de l'emplacement pour l'eau et le charbon, et on a placé un bogie sous la partie prolongée. On a évité ainsi un tender, et, en même temps, le poids de l'approvisionnement sert à maintenir le bogie sur la voie. De là deux sortes de poids sur la machine : celui du mécanisme et de la chaudière qui est invariable et forme l'adhérence, et celui du charbon et de l'eau qui est variable, mais qui n'enlève pas de la charge aux roues motrices.
Voici les dimensions principales de la machine de Billerica :
Largeur de la voie m. 609
Diamètre des cylindres 203
Course des pistons 304
Diamètre des roues motrices .... 761
Base totale des roues ........ 3 961
Poids de la machine en service . . . 10.758 kiiog. «
— sur les roues motrices .... 6.506
— sur le bogie 4.252
— Î37 — Adhérence au J/6 1.0S5
Puissance de (raclion SSS
MM. Porler, Bell al C'«, de Philadelphie, fabriqnenl pom' les traiii<*ays île peliles machines à. quatre roues i-oaptées dont la figure 172 lionne le diagramme. Il y a (rois types dont voici les dimensions prinoipales :
Diamètre des cylindres . . . . m. 15 . . m. n . . m. 20
Course des pistons m. 25 . . m. 30 - . m. 40
Diamètre des roues motrices. . m. 70 . . m. 76 . . m. 91
Poids en service 4.080 k. . 6.S50 k. . 9,0t«k.
Les tramnays de la Nouvelle-Orléans emploient des macliines da type 2 avec un bogie i deux roaes placé à l'avant.
Fig. ITi. — Machine pour traœwaja de Porter, Bell il fie.