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Machines sans foyer de L. Francq

La machine sans foyer repose sur ce .principe de physique bien connu ; Que le point d'éhullUion, c^eat-à-dire la température cm'respondante au dégagement de vapeurj croît et décroît selon que la pression augmente ou diminue sur la surface d'un liquide chauffé. D'où il résulte que dans un vase clos, plus on chauffe le liquide, plus la pression augmente à sa surface.

Si cet échauffemenl est produit par un courant de vapeur, celle-ci chauffe l*eau et remplit l'espace libre au-dessus de la surface du liquide en augmentant progressivement la pression. Cette augmentation, qui précède toujours un peu l'accroissement de la température de l'eau correspondante, a pour effet de retarder Vébullition et de liquéfier la vapeur introduite.

Des chaudières fixes installées à la gare de départ fournissent de l'eau à la température initiale de 200 degrés correspondant à une pression de 15 atmosphères au moins. Le réservoir mon té sur la locomotive, représentée figure 176, est capable de résister à une pression pouvant varier pratiquement entre 2 et 15 atmosphères.

La vapeai* arrive des chaudières par le tuyau recourbé, ù droite de la figure, en communication ayec le robinet valye, qui se relie au même joint du tuyau traversant la masse d'eau. Ce tuyau se branche sur un conduit horizontal, percé de petits trous, qui longe le fond du réservoir.

Une fois le robinet valve ouvert, la vapeur se précipite dans le tuyau, et, par les ouvertures du conduit horizontal, traverse l'eau environnante. Elle-s'élève dans le dôme de prise de vapeur à gauche, et pénètre par les ouvertures longitudinales du tuyau

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de conduite dans le détenteur de vapeur disposé à Textérieur, et dont la fonction consiste à débiter la vapeur dans les cylindres, à une pression constante quelconque, quelle que soit la pression variable du réservoir,

La vapeur ayant fait son trayail dans les cylindres, an lien de s'échapper dans l'atmosphère se rend par un tayau, qui n|est i»as indiqué dans la figure, au grand ddme placé à droite, où est installé un condenseur à. air»

Tel est le fonctionnement de la machine sans foyer, qui tend

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à prendre de jour en jour une très grande importance. On croyait tout d'aJjord que sa splière d'action ne s'étendait qu'auv villes; on re^'onnait aujourd'hui qu'elle convient ou ne peut mieux aux chemins de fer sur routes. L'expérience de la pelile ligne de Rueil à Marly, où elle fonctionne depuis trois ans, démontre qu'elle peut traîner en service régulier plus de ^0 tonnes à une vitesse de 20 kilomètres, et qu'elle gravit régulièrement sur l'embranchement de Marly une rampe de près de 2,000 mètres, qui comprend des déclivités de 60 millièmes par mètre.

La dépense de traction, en comprenant les frais de toute nature et même ceux de l'entretien et de l'amortissement du générateur fixe, est de fr. 455 par kilomètre.

La machine sans foyer et la machine à air comprimé sont les seules qui satisfont complètement aux prescriptions de l'article 21 du décret du 6 août 1881.

Elles sont les seules aussi admises jusqu'à présent pour le Métropolitain de Paris.

Deux lignes de tramways à la Nouvelle-Orléans sont exploitée* avec des machines sans foyer.

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