‹ Les tramways et les chemins de fer sur routesChapitre 197 sur 245 · Le chemin de fer métropolitain de Paris · texte numérisé non relu

Le chemin de fer métropolitain de Paris

En 1872, Paris n'avait pour tous moyens de transport en commun que les omnibus de la Compagnie générale et les bateaux-mouches de la Seine. A celte époque, Londres possédait déjà de nombreuses lignes de tramways et près de 320 kilomètres de chemins de fer urbains et suburbains, ayant 222 gares desservies journellement par 3,352 trains. Sous ce rapport, Paris ne pouvait être comparé à la grande métropole anglaise.

Avant la chute de l'Empire, on avait, à plusieurs reprises, constaté cette insuffisance des moyens de transport. La population parisienne s*en était émue, mais il paraissait assez difficile

de lui dounei' salisfaction. Augmenter le nombre des omnibus en circulation ne semblait pas possible, car l'encombrement des quartiers commerçants était déjà très grand. Poser des voies feiTées sur les riches et beaux boulevards du nouveau Pans, il n'y fallait pas songer; les rails ne pouvaient que gêner les voitures de luxe. Quant aux chemins de fer métropolitains, on y avait bien pensé, mais pour les construire il fallait ouvrir sur différents points de la capitale des chantiers qui ne pouvaient que gêner la circulation publique et provoquer les plaintes de la population.

Paris d'ailleurs semblait appelé à devenir la ville des millionnaires. Les ouvriers et les établissements industriels avaient pour eux la banlieue et le chemin de fer de ceinture ; cela devait leur suffire. L'établissement des chemins de fer métropolitains ne paraissait pas nécessaire.

Avec le changement de gouvernement, les idées se modifièrent. On comprit que la capitale de la France républicaine devait offrir à la classe peu aisée les mêmes facilités de transport que Londres, ta métropole de l'aristocratie anglaise.

Des commissions nommées par le Gouvernement et la municipalité allèrent étudier en Angleterre les chemins de fer métropolitains et les tramways. On chargea une commission technique spéciale de faire un rapport sur l'établissement des ces deux modes de transpoi't dans le département de la Seine.

Page 1