‹ Les tramways et les chemins de fer sur routesChapitre 5 sur 245 · Historique des tramvrays · texte numérisé non relu

Historique des tramvrays

Vers 1630, le bois devenant rare en Angleterre, on chercha à le remplacer par la houille qui se trouvait en abondance dans plusieurs comtés, notamment dans le Northumberland. Mais les routes formées du sol naturel, qui conduisaient des usines aux ports d'embarquement sur la Tyne, étaient dans un état tel qu'un cheval ne pouvait traîner que 8 à 900 kilog. de charbon. Aussi les dépenses de charriage étaient-elles considérables. Pour les diminuer, on eut l'idée de placer dans les ornières des routes, des files de madriers en chêne bien parallèles, à l'écartement de 90 centimètres à 1>n, 20, sur lesquels roulaient les roues en bois, très basses et à jantes plates, des grands wagons à charbon. Ces madriers avaient généralement 10 centimètres d'épaisseur et de 10 à 13 centimètres de largeur. Afin de les maintenir à l'écartement et au niveau de la route, on les fit reposer, tous les 60 centimètres environ, sur des traverses également en chêne et ayant les mêmes dimensions que les madriers. Ceux-ci étaient fixés aux extrémités de leurs supports par des chevilles en bois ; mais, comme les traverses à fleur du sol se détérioraient sous les pieds des chevaux, et que la surface des madriers s'usait vite au contact des roues grossières des wagons, on prit le parti de clouer sur les rails des pièces de bois d'essence dure, ayant le même équarrissage qu'eux. Ces pièces remplissaient ainsi l'office de rails fixés sur des longrines;

seulement, par raison d'économie, on n'employait gae des bois tendres ponr les supports longitudinaux et transyersanx. Longrines et traverses étaient enterrées dans une sorte de balast formé de poussier de mines, ou de toute autre matière de cet genre, et fortement bourrées; sauf la matière employée pour les rails, ces voies primitives offraient la même disposition que nos tramways actuels. Elles rendaient, au reste, de grands ser* vices aux propriétaires des mines, car elles permettaient à un cheval de traîner de 2 à3 tonnes de charbon, soit environ trois fois plus que sur une route ordinaire.

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