Chemins en bois
Ces chemins en bois existent encore au Canada et dans l'Amérique du Sud, pour le service des mines et des exploitations forestières. Dans le Nord, les rails sont en érable, et leur face supérieure est profilée suivant le bandage des roues. Plusieurs de ces chemins sont desservis par des locomotives légères, dont le poids, en charge, varie de 5,000 à 8,000 kilogrammes.
Les rails en bois sont glissants. Ils ne conviennent pas pour les fortes rampes et les courbes raides. Les machines doivent déployer la moitié, quelquefois même les deux tiers, de plus de puissance que sur les rails en fer. Lorsque l'eau pénètre le bois, la résistance à la traction augmente sensiblement, surtout sur les parties accidentées. Aussi prit-on le parti, vers 1716, de recouvrir les rails de bandes en fer malléable de 5 centimètres de large sur 12 millimètres d'épaisseur, en les fixant par des clous à tète fraisée. Ce perfectionnement donna de bons résultats partout où il fut appliqué. Il le fut notamment à Saint- Etienne .
Ainsi modifié, ce mode de transport ne tarda pas à être adopté dans la plupart des districts houillers de l'Angleterre. Il resta pendant plus de soixante ans sans recevoir de modification sensible.