Plaque tournante de MM. Delettrez
Il arrive quelquefois qu'on ne peut trouver à un terminus l'emplacement nécessaire pour y établir une voie de raccordement. On a alors recours à une plaque tournante, ainsi que l'a fait la Compagnie des Tramways -Sud à son tenninus de Fontenay-aux-Roses . Mais la plaque tournante des chemins de fer, avec sa partie supérieure en tôle ou son plancher en bois, est inadmissible sur une chaussée où passent des chevaux. MM. Delettrezont imaginé, pour en tenir lieu, un appareil a3rant la même disposition, mais qui, par ses détails, se prête mieux aux exigences des tramways (fig. 101) .
La partie inférieure du cylindre est fermée par un fond qui couvre les appareils de rotation, et forme une sorte de cuve dans laquelle on peut établir un pavage complet en grès, en
bois, en briques minéralisées, etc. Le passage sar ces plaqaes ne présente pas plus de chances d'accidents que sar le parage adjacent de la chaussée.
Un des grands ayantages de la plaqne Delettrez est de poa** voir être placée sur un des bas côtés de la chaussée, sans être pour cela obligé de changer le profil transversal. Qu'elle soit établie horizontalement on sur on plan un peu incliné, la manœnrre se fait arec la même facilité. Une plaque de ce modèle, établie au terminus de la place Moncey à l'époque où les moteurs à air comprimé remorquaient les cars de la ligne de Saint-Denis, a fonctionné pendant plusieurs mois à la satisfaction du public et à celle de la Compagnie des Tramways -Nord.
La plaque tournante Delettrez a reçu, à Paris, Tapprobation de TAdministration, et elle a été adoptée à Nantes pour les tramways à air comprimé auxquels elle rend de grands ser-
vices.