I. 'Héritier, à Mark. — Gentille, hein
Mark, rêveur. — - Oui... Fascinante.
Neuf heures et demie du soir. Hôtel Impérial. Salle à manger. Petite table. Mark et Jerry ont fini de dîner. Par habitude, ils boivent de nombreux alcools. Mais il sont lucides et muets — graves...
Dix heures moins un quart -.
Mark. — Allons au lit.
Jerry. — Allons.
Ils paient. Ils partent. Les rues désertes.
Mark. — Les gens de Vienne se couchent tôt.
Jerry. — Oui. Je ne pense pas il y a ici de nocturnes plaisirs comme à Paris. Mark. — Cela m’est indifférent ce soir. Jerry. — Vous semblez préoccupé?
Mark. — Oui.
Jerry. — Rien de fâcheux ne vous est arrivé?
Mark. — Rien. Mais je pense d’une chose qui sera considérable dans ma vie.
Jerry. — Espérez-vous que vous réussirez ?
Mark. — J ’ai foi.
Jerry. — Ail right.
Ils arrivent à l 'hôtel Léopold et de la Lune. Ils montent. Ils ouvrent les portes de leurs chambres. Tout est éteint.
Mark, en colère. — Oh! j’avais commandé la lumière, et chez vous aussi !
Ils entrent chacun chez soi. Fiat lux!
Jerry. — Oh !
Mark. - Oh!
Jerry. — Croiriez-vous, Mark, il v <une femme dans mon lit !
Mark. — Et une dans le mien ! (C’ est la petite bonne. — A la petite bonne.) Que faites-vous ici?
La petite bonne, confuse. — Monsieur... a donné l'ordre...
Mark. — Non. J’ai seulement donné ordre de laisser la lumière et il était éteint.
La petite bonne. — Mais, monsieur, à Vienne, quand un voyageur demande de la lumière, cela veut dire qu’il désire trouver une femme dans son lit !
Mark, stupide. — Oh!!!... Nous n’avons de telles expressions en Amérique. Lumière signifie lumière et non femme dans le lit... Allez-vous-en.
Jerry, à V autre femme. — Allez-vousen.
Ils assistent, impassibles, au rhabillage et à la retraite piteuse des deux femmes.
Un tour de clef.
Mark. — Bonne nuit, p’paw.
Jerry. — Bonne nuit, cher garçon.
Virile étreinte.
Ils se couchent. — La nuit. — Ils s’endorment, sans aucune pensée mauvaise.
Il met sur la toile quelques dernières touches