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CHAPITRE XIII

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A l’hôtel de Tiercé, dans le grand salon Louis XVI à boiseries grises. Le comte de la Chapelle-Anthenaise et Louis, son fds, y sont tous les deux seuls. Ils attendent le dîner et, à ce qu’il semble, avec impatience. Le comte est perdu dans le fond d’une bergère, il lit la Gazette , mais sa jambe droite, croisée par-dessus la gauche, s’agite nerveusement. Louis est debout devant la cheminée, et il considère le buste de Marie-Antoinette, trop peu respectueusement et trop distraitement peut-être.

Le père et le fils sont vêtus avec recherche. Redingotes de drap fin. Cravates écossaises achetées cet après-midi même au Petit-Saint-T homas.

Le Comte. — M. de Chateaubriand est mort. Byron n’est plus.

Louis, toujours distrait. — Ah?

Le Comte. — Le sang chrétien coule en Crète. Je lis d’affreux détails, et encore j’imagine que l’on atténue le texte des dépêches, car le lecteur de la Gazette de France veut être respecté. Je crois démêler, parmi des périphrases, que dans certains villages toutes les femmes et toutes les jeunes filles ont été violées, oui, monsieur, violées, sans aucune considération d’âge ni même de sexe.

Louis, pudiquement. — Mon père...

Le Comte. — Nous sommes en Orient.

A propos, quelle heure est-il?

Louis, avec un accent de désespoir. ■ — Sept heures !

Le Comte. — Est-ce que vous ne crevez pas de faim, monsieur?

Louis. — Au contraire...

Le Comte. — L’idée d’aller au théâtre vous coupe l’appétit.

Louis. — Je voudrais bien tout de même que l'on se mît à table le plus tôt possible. Je tiens beaucoup à ne pas manquer la première pièce.

Le Comte. — Ma belle-sœur est fort en retard. Et cela ne lui arrive jamais ! Pardieu ! nous n’avons pas de chance.

Louis. — Mon père, résignons-nous.

Entre Parfait, le maître d’hôtel.

Le Comte. — Dînera-t-on bientôt?

Parfait. — Mme la marquise vient seulement de rentrer.

Le Comte. — C’est que nous allons au spectacle.

Parfait. — Mme la marquise est allée à Stanislas retirer M. François, qui avait un petit embarras gastrique. (// sort.)

Le Comte, à Louis. -- Nierez-vous l’hérédité, monsieur? La famille de Tiercé fut toujours assez faible du côté de l’estomac. Il y a même une légende. Le grand-père du défunt marquis n’aurait dû son salut, le dix août, qu’à une soudaine indigestion. Au moment où les Suisses... (La Marquise douairière entre.) Tudieu ! ma sœur, est-ce qu’il se passe des drames ?

La Marquise, agitée. — Oui. J’ai reçu ce matin un mot pressant du père Caton... le censeur... qui m’annonçait que François n’était pas bien. J’ai cru deviner, d’après des sous-entendus, qu’on ne serait pas autrement fâché que je le reprisse à la maison pour quelques jours. J’ai voulu en avoir le cœur net, et, au lieu d’envoyer un domestique, j’y suis allée moi-même. Le médecin m’a parlé d’un embarras gastrique, je ne suis pas dupe des embarras gastriques de François. Il a un estomac d’autruche, comme nous tous.

Le Comte. — Cependant, ma sœur, le dix août...

La Marquise. — Nous avalerions des cailloux, je vous dis... Non, c’est purement nerveux... Il y a eu, ces jours derniers, une histoire de photographie chipée par les bons pères... Votre neveu est amoureux, mon cher Adhémar, et à son âge, les amours contrariées se portent sur l’estomac. Vous allez voir quel visage de papier mâché.

Le Comte. — Va-t-il descendre? Cela, j’espère, ne nous retardera pas davantage?

La Marquise. — Avez-vous si grand faim?

Le Comte. — Au contraire, et il est probable que Louis ni moi ne ferons guère d'honneur au dîner. Mais nous allons, par le plus grand des hasards, au théâtre, et Louis qui n’y est, autant dire, jamais allé...

Louis. — Pardon, mon père, je suis allé au Théâtre-Blanc.

Le Comte. — Mais non dans un grand théâtre... Louis tient fort à ne pas manquer la première pièce.

La Marquise. — Quelle est la seconde?

Le Comte. — Divorçons!

Les Transatlantiaues

La Marquise, -poussant un cri. — Di...

Divorçons! ... Comment allez-vous voir une pièce qui porte un titre pareil, mon frère?

Le Comte. — Ce n’est pas un titre qui ébranlera mes convictions.

La Marquise. — N’importe! Nous devons l’exemple, nous autres. Il ne faut pas que l’on nous voie dans certains lieux. Vous connaissez la devise du parti : « S’affirmer par l’abstention. »

Le Comte. — Le divorce me fait horreur, comme à vous, ma sœur, mais l’art n’a pas de patrie.

La Marquise. — C’est cela! vous voilà jacobin!... Divorçons!... Cet impératif!

D’abord, moi, divorce est un mot que je ne puis même pas entendre, et encore moins prononcer... Chut! voilà les enfants.

Blanche et François font une entrée de cinquième acte. François s’avance, comme un jeune malade, à pas lents. Il n’est pas mourant, et il devrait le savoir mieux que personne, mais les bons pères ont fini par le suggestionner. Il ose à peine mettre un pied devant l’autre. Blanche le soutient, l’étend sur le canapé, où elle le cale avec tout ce qu’elle peut inventer de coussins. Elle le contemple tendrement, les larmes leur viennent aux yeux. François se mouche d’une façon qui fait penser au jugement dernier.

Blanche. — Tu es bien, mon petit chat ?

François. — Aussi bien que possible...

Un peu faible.

Le Comte. — Vous ne semblez pas trop à votre affaire, monsieur?

François, avec un sourire d'agonie. — Non, mon oncle.

La Marquise. — Dinerez-vous à table?

François. — Maman, j’aimerais mieux...

Je vais si peu manger... un œuf!... Si on pouvait me le servir ici?

Blanche. — Oh ! maman, moi aussi, j’aimerais mieux ne manger qu’un œuf et rester avec François.

La Marquise. — Allons, je veux bien.

Le Comte. — Vous les gâtez, ma chère.

La Marquise, à demi-voix, en s' éloignant avec le Comte. — Le père Caton m’a recommandé de ménager le moral.

Blanche, bas à François. — Tu es content, mon petit chat ?

François. — Oh! oui... C’est si amusant d’être malade !

Blanche. — Nous allons parler de nos amours.

François. — As-tu des nouvelles?

Blanche. — Hélas ! non... Chut !

Louis, à l'autre bout du salon. — Ma tante, vous savez qu'il est sept heures un quart ?

La Marquise. — Ah ! c’est vrai. ( Elle sonne.)

Le Comte, aux enfants. — Nous allons ce soir au Vaudeville, et votre cousin est tout sens dessus dessous.

François. — Ah! vous allez voir jouer Divorçons!

La Marquise, sévèrement. — F rançois !

Je vous prie de faire attention à ce que vous dites.

Blanche.. — • Mais, maman, c’est sur les affiches.

La Marquise, à Blanche. — Taisezvous. (, Parfait entre.) Faites servir. Pourquoi mon fils et ma belle-fille ne sont-ils pas encore descendus au salon ?

Parfait. — Ni M. le marquis ni Mme la marquise ne sont rentrés.

Louis. — Oh !

La Marquise. — Tant pis, nous nous mettrons à table sans eux. (A Parfait.) Servez... Urbain a pris une singulière habitude de ne plus dîner ici qu’une ou deux fois par semaine. Du moins, avec lui, on sait à quoi s’en tenir; mais je ne comprends pas que Diana...

Parfait, reparaissant , apres une courte absence. — Madame la marquise est servie.

La douairière prend le bras du comte. Ils passent dans la salle à manger, suivis de Louis.

La salle à manger est une vaste pièce, avec de hautes boiseries d’acajou. Dallage de marbre noir et blanc. Décoration Empire. Malheureusement, le mobilier a été renouvelé vers 1840. Chaises de palissandre à très hauts dossiers, style gothique fleuri. Le buffet a l’air d’un orgue.

Couvert très simple. Deux compotiers de Sèvres à bande verte, contenant chacun une dizaine de petits fours. Au milieu, une corbeille de porcelaine, posée sur les dos de petits amours en biscuit accroupis. Les bouts de table Louis XV du fumoir. Une lampe ordinaire dans la suspension.

Au moment où on sert le potage. Tiercé entre. Il paraît aussi bien agité.

Tiercé. — Ma mère, je vous demande mille fois pardon...

La Marquise. — Nous nous sommes mis à table, comme vous voyez. Votre oncle va voir cette pièce au Vaudeville...

Tiercé. — Divorçons !

La Marquise, pincée. — Oui !

Tiercé. — Eh bien, et Diana? Où estelle?

La Marquise. - — Je ne sais pas.

Tiercé, très inquiet. — Comment, vous ne savez pas? Mais je ne peux pas me mettre à table sans savoir ce que ma femme est devenue !

La Marquise. - Elle est en retard. Elle n’est pas perdue.

Tiercé. — - Il faut l’espérer!

La Marquise. — Qu’est ce que vous avez ?

Tiercé. — Rien, rien... Et Blanche?

La Marquise. — Elle fait la dînette au salon avec François, que j'ai ramené de Stanislas, sur le conseil du père Caton.

Tiercé. — Il est malade?

La Marquise. — Il a soi-disant un embarras gastrique.

Tiercé. — Moi aussi.

La Marquise. — Voulez-vous manger un œuf avec eux ?

Tiercé. — Non... Non, je vais à l’hôtel Continental. Je suis trop inquiet...

La porte s’ouvre. Jean, le valet de chambre de Tiercé entre et vient lui parler bas.

Jean. — Monsieur le marquis, c’est M. Sauvageon.

Tiercé. — A celte heure-ci ?

Jean. — Je lui ai dit que monsieur le marquis était en train de dîner. Il insiste. Il prétend que monsieur le marquis ne lui pardonnerait pas, s’il n’avertissait pas tout de suite monsieur le marquis de ce qui se passe.

Tiercé. — Mais qu’est-ce qui se passe?

Jean. — Monsieur le marquis pense bien que M. Sauvageon ne me l’a pas dit.

Tiercé. — - J’y vais... {Haut.) Ma mère, excusez-moi... Il faut absolument que j’aille parler à quelqu'un qui me demande.

La Marquise. — A cette heure-ci ! C’est donc bien important, bien pressé?

Tiercé. - - Mais je ne sais pas! Je n’y comprends rien !

La Marquise. — Alors, moi encore moins. Que de mystères ! Moi qui les déteste!... Pourvu qu’il ne soit pas arrivé d’accident ! Tout cela me coupe l’appétit.

Le Comte. — Rassurez-vous. Cheer up !

La Marquise, de mauvaise humeur. — Il y avait longtemps que nous n’avions parlé charabia !

Cependant Tiercé court au fumoir. Il y trouve M. Sauvageon toujours correct, mais agité, bien qu’immobiie et en contemplation devant l’auguste image de M. le comte de Chambord.

Sauvageon, tressautant au bruit de la -porte. — Ah ! monsieur le marquis !... (Avec douleur.) C’est affreux!

Tiercé. — Qu’v a-t-il?

Sauvageon. — Votre femme...

Tiercé. — Elle est morte?

Sauvageon. — Pour vous !

Tiercé. - — Qu’est-ce que vous chantez?

Sauvageon. — Etes-vous fort? Apprêtez-vous à recevoir un coup.

Tiercé. — Sacrebleu ! donnez m'en un, mais ne m’en donnez pas cinquante ! Ditesmoi tout. Tout de suite. Que savez -vous?

Sauvageon. — Rien.

Tiercé. — Comment, rien?

Sauvageon. — C’est-à-dire que je ne sais pas la cause de l’événement, mais il est officiel, puisqu’il m’a été révélé par le père même.

Tiercé. — Quel événement?

Sauvageon. — Voici les paroles textuelles de M. Jeremy Shavv : « Le marquis de Tiercé n’est plus mon gendre. »

Tiercé. — Bon ! Qu’est-ce que je suis ?

Sauvageon. — Voilà justement ce que j’ai répondu : « Qu’est-ce qu'il est? » Et M. Jerry Shaw m'a répliqué : « Il n’est pas encore, mais il sera bientôt... » Non, non, non, non ! C'est trop affreux !

Tiercé. — 11 sera bientôt?... Allez donc !

Sauvageon. — Il sera bientôt... divorcé!

Tiercé. — Ah! (// tombe assis.) Mon pauvre Sauvageon, j’ai les jambes cassées.

Sauvageon. — Et moi, donc !

Tiercé, apres un silence tragique. — Ce n’est pas possible!... Que s’est-il passé? Dites-moi tout, j’ai du courage.

Sauvageon, dans ïattitude de J'héram'ene. — M. Shaw m'a téléphoné. Je me suis rendu au Continental. Il m’a déclaré qu'il était prêt à en passer par où... par où vous savez. Donc, à ce moment-là, il ne pensait pas encore... personne ne pensait... Et pourtant Mme la marquise était déjà chez sa mère, car je me souviens très bien que M. Shaw a dit aux deux enfants qui rentraient.

Tiercé. — Ah ! Ils rentraient ?

Sauvageon. — Oui. Juste.

Tiercé. — Le colonel et la petite?

Sauvageon. — Oui.

Tiercé. — Quelle tête faisaient-ils?

Sauvageon. — Je n’ai pas observé.

Tiercé. — Ils ont tout dit ! C’est clair, ils ont tout dit.

Sauvageon. — Qu’ont-ils dit?

Tiercé. - — Ça ne vous regarde pas.

Sauvageon. — Soit... Que comptez-vous faire ?

Tiercé, découragé . — Mais qu’est-ce que voulez-vous que je fasse?

Sauvageon. — Ah ! si vous croyez que je vais vous laisser vous aplatir comme ça !

Tiercé. — - Vous allez me laisser tranquille, et vous mêler de vos affaires.

Sauvageon. — C'est ce que je fais. Vous êtes bon, vous ! Vous divorcez, mais c’est moi qui bois le bouillon.

Tiercé. — Je m’en fiche !

Sauvageon. — Je vous crois. Pourtant ça ne vous est pas égal de redevenir Gros- Jean comme devant.

Tiercé. — Dites donc!...

Sauvageon. — Nous ne sommes pas ici pour faire des phrases. D’ailleurs je n’en fais plus, ce n’est plus mon genre. Regardons votre situation bien en face. Vous n'avez pas un sou de moins qu’avant votre mariage... Mais avant votre mariage vous étiez célibataire...

Tiercé. — C’est évident.

Sauvageon. — Vous aviez chance de vous marier richement, et vous trouviez du crédit. Aujourd'hui, vous n’en trouverez plus, nous ne savons que trop combien les divorcés sont difficiles à caser. Vous étiez une valeur à terme, vous êtes une non-valeur.

Tiercé. — Que faire?

Sauvageon. — Ne pas divorcer, parbleu! Où est la marquise?

Tiercé. — Je ne sais pas.

Sauvageon. — Elle est restée au Continental dans le sein de sa famille! C’est grave! 11 faut à toute force qu’elle n’y passe pas la nuit.

Tiercé. — Alors?

Sauvageon. — J’ai un fiacre. Je vous emmène. Vous l’enlevez. Vous l’obligez à réintégrer le domicile conjugal. Vous savez le reste mieux que moi : elle vous aime...

Tiercé. — Mon Dieu ! moi aussi...

Sauvageon. — Bravo ! Ce n’est qu’un malentendu, un simple malentendu. Ça ira. Soyez éloquent.

Tiercé. — J ’ai déjà fait une conférence dans la journée.

Sauvageon. — Bah ! C’est de l’entraînement... Vous étiez en train de dîner, je crois ?

Tiercé. — Vous pensez bien que cette histoire stupide me coupe l’appétit !

Sauvageon. — Alors, tout est pour le mieux... J’ai un excellent cheval. Avant dix minutes, nous serons rue Rouget-de-l’Isle.

Tiercé, fredonnant. — Nous y trouverons leur poussière...

Sauvageon. — Et la trace de leurs vertus...

Tiercé, appelant son valet, de chambre.

Jean!... Allez dire à ma mère qu’il n’y a rien du tout... Rien, rien, rien, vous entendez?... Je suis obligé de sortir avec M. Sauvageon, je ne dînerai pas ici... Je vais retrouver la marquise au Continental, chez ses parents.

Tiercé et Sauvageon sortent. Jean va faire la

commission. Il entre dans la salle à manger en même temps que le rôti.

Jean. — Madame la marquise, M. le marquis a été obligé de sortir avec M. Sauvageon. Il ne dînera pas, mais il m’a bien recommandé de dire à madame qu'il n’y a rien, rien, rien du tout.

La Marquise. — Eh bien, et ma bellefille?

Jean. — Ah !... Elle dîne au Continental, monsieur le marquis va la retrouver.

Un autre domestique, entrant. — Madame la marquise vient de rentrer. Elle est accompagnée de son plus jeune frère et de sa plus jeune sœur. Elle désirerait parler à madame la marquise.

La Marquise. — Il faudrait s’entendre!

Est-elle ici ou au Continental?

Le domestique. — Ici.

La Marquise. — Alors, qu’elle vienne dîner !

Le domestique. — Madame ne dîne pas.

La Marquise. — Qu’elle vienne quand même! Dites-lui, s'il vous plaît, que M. de la Chapelle-Anthenaise va au théâtre ce soir et que je ne peux pourtant pas quitter la table. C’est inconcevable! Jamais pareille chose ne s’est passée chez moi !

Louis. — Nous allons manquer le premier acte.

Le Comte. — Tout espoir n'est pas perdu.

Diana entre. Elle est grave. Biddy marche à sa gauche, Bertie marche à sa droite. Biddy est grave, comme sa sœur. Bertie a la physionomie qu’il a quand il va boxer.

La Marquise. — Voyons, ma chère, expliquez-moi ce casse-tête? Pourquoi voulezvous me parler? Pourquoi entrez-vous ici en cortège? Pourquoi a-t-on dit à Urbain que vous l’attendiez au Continental? Il vient de partir vous chercher.

Diana. — Alors nous nous sommes croisés. Tant mieux. Je préfère ne pas le voir.

La Marquise. — Mais qu’y a-t-il, pour Dieu ?

Diana. Je ne puis dire devant les domestiques.

La Marquise. — Eh bien, ils vont se retirer.

Louis. — Oh! ma tante!... Alors, qu'ils nous servent d’abord les légumes...

Le Comte. — Louis, vous manquez de tact.

Les domestiques se retirent sur un signe de la douairière.

La Marquise, à Diana. — Allons, par-

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