‹ Les transformations de l'armée françaiseChapitre 101 sur 174 · îùui^rAl Fov, Uhlaimie la 'jiir · texte numérisé non relu

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consisté à porter Tindiscipline dans Tarmée. Une partie de la garde nationale de Nancy excita l'insurrection des régiments du Roi et de Châteauvieux au mois d'aortt 1790; par contre, la garde nationale de Metz contribua vigoureusement, sous les ordres du marquis de Bouille, à la répression de celte révolte. Employée à combattre les insurgés de la Vendée et de la Bretagne, la garde nationale des départements de TOuost y brilla fort peu. « Les gardes nationales », écrivaient dans un rapport du 24 avril 1793 les représentants du peuple Thoureau et Richard, « ont montré en arrivant « en Vendée la plus mauvaise volonté ; nous le disons avec dou- « leur, les gardes nationales ont donné la preuve de la plus indi- « gne lâcheté. Nous en avons vu 4,000 placés dans un poste excel- « lent et chargés de couvrir la ville d'Angers, fuir à toute bride « sur la seule nouvelle de Tarrivée des brigands \ » — « Les troupes « que j'ai », écrivait le général Berruyer, « ne sont composées que « de rassemblements formés de chefs de famille qui, à peine arri- « vés, demandent à s'en retourner chez eux*. » Le général Hoche, apprenant l'arrivée dans la baie de Quiberon des émigrés transportés sur la flotte anglaise, envoie ses instructions aux généraux sous ses ordres et leur dit : « Surtout ne m'amenez pas de gardes nationales. » Et plutôt que de traîner à sa suite des bataillons indisciplinés, il part avec seulement 2,000 soldats de ligne'.

Du reste, le rôle de la garde nationale était fini, même à l'intérieur, depuis la journée du 13 vendémiaire (5 octobre 1795). Le temps n'était plus où les terroristes fçiisaient la loi dans les sections et dans les bataillons de la milice parisienne. La réaction, qui triomphait dans un grand nombre de sections, s'était organisée pour renverser la Convention et étouffer la République. On sait comment toutes les deux furent i^auvées par les dispositions énergiques de Bonaparte et par les quarante canons dont il garnit les abords de la Convention. Complètement vaincue, la garde nationale parisienne n'exista plus dès lors que de nom.

Pendant les brillantes années de l'Empire, il est à peine question des gardes nationales. Napoléon voulait cependant, dès 1805,

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