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SAPEURS-POMPIERS

Les sapeurs-pompiers peuvent, dans les départements, être formés en compagnies et recevoir des fusils de l'État. C'est une sorte de garde nationale qui, suivant nous, n'a pas sa raison d'être. Les pompiers, très utiles , indispensables môme dans leur spécialité, n'ajoutent rien aux forces défensives du pays et n'ont pas besoin de connaître le maniement d'armes ou l'école de section pour manœuvrer les pompes. Il est probable que, si on leur donne des fusils, c'est pour encourager leur formation en flattant la manie particulière aux Français qui, généralement, aiment autant à jouer au soldat qu'il leur déplaît (nous ne parlons que du temps de paix) de l'être pour tout de bon.

Aux termes de la loi du 13 mars 1875, les sapeurs-pompiers des places fortes jouissent d'un privilège qui s'explique de lui-même. Ils sont autorisés à ne pas rejoindre, en cas de mobilisation, les corps de troupe dont ils font partie comme disponibles, réservistes ou territoriaux. L'utililé des sapeurs-pompiers pendant les sièges n'est que trop évidente avec les procédés modernes d'attaque des places dans lesquels le bombardement joue un si grand rôle, comme le prouvent les sièges de Paris, bombardé sans interruption du 5 au 23 janvier; de Strasbourg, exposé pendant 42 jours à une pluie de bombes; do Toul, où vingt-trois incendies furent allumés

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